Pour en apprendre davantage sur les pertes urinaires, consultez le billet à ce sujet, Pertes urinaires : Grossesse et période postnatale.

Selon l’Institut national de santé publique du Québec, l’incontinence urinaire veut dire « perdre de l’urine involontairement et de façon incontrôlable. » Elle peut se produire soudainement ou s’installer progressivement, mais ce qui est certain, c’est que sa sévérité augmente avec le temps.

D’après les statistiques, entre 42 et 53 % des femmes enceintes auront, à un moment ou à un autre, une perte incontrôlable d’urine et environ 33 % dans les 3 premiers mois postnataux, puis 40% dans la première année suite à l’accouchement. Pour ce qui est de la population des femmes en général, on constate que de 20 à 30 % des jeunes femmes vivent de l’incontinence urinaire, que ce pourcentage augmente à 40 % pour les femmes d’âge moyen, puis à 60 % dans le cas des femmes plus âgées. Vous comprenez maintenant combien cela peut avoir des répercussions à plus long terme et à quel point vos actions d’aujourd’hui auront un effet bénéfique à court terme pour vous, mais également à long terme dans votre vie.

Types d’incontinence :

  • À l’effort (50%)
  • D’urgence (14%)
  • Mixte (32%)
  • Autres (4%)

Ce qui n’est pas normal :

  • Que vous ressentiez des brûlures lors de la miction;
  • Que vous perdiez des urines et des selles régulièrement durant la grossesse et la période postnatale;
  • Que les fuites urinaires, même occasionnelles, durent plus de trois mois après l’accouchement.

La recherche sur l’incontinence urinaire :

Plusieurs études scientifiques probantes sur le sujet relatent l’importance d’intervenir de façon précoce pour prévenir l’incontinence urinaire en supportant l’entraînement périnéal comme traitement de première instance. Il apparaît clair, pour ces chercheurs, que les exercices du plancher pelvien et l’entraînement vésical (de la vessie) sont plus efficaces que la médication. Les exercices de renforcement réduiront de plus de 55 % le risque que vous ayez des fuites d’urine après l’accouchement. Vaut donc mieux prévenir, car plus vous expérimentez des pertes durant la grossesse et après l’accouchement, plus vous êtes à risque que le phénomène se prolonge. L’incontinence urinaire est une conséquence possible de la grossesse et de l’accouchement sur l’affaiblissement du plancher pelvien comme le fait aussi, la déchirure ou épisiotomie et la diastase des abdominaux.

Faire des exercices du plancher pelvien peut paraître facile pour certaines, mais dans les faits, très peu de femmes effectuent vraiment la contraction de façon appropriée et efficace à l’aide seulement d’indications verbales. Par contre, plus de 80 % des femmes auront véritablement un meilleur contrôle si elles ont eu recours à une supervision clinique spécialisée guidant leurs exercices. C’est pourquoi les recommandations officielles valorisent le renforcement du plancher pelvien le plus tôt possible durant la grossesse et jusqu’à l’accouchement, puis en période postnatale avec reprise des exercices périnéaux dès l’accouchement terminé. Ces conseils visent à maintenir le plus possible les rôles attendus des muscles du bassin (support d’organes et fonctions sexuelle et d’accouchement), et celui de la continence (rétention) urinaire, des selles et des gaz afin d’éviter les inconvénients pouvant en découler à court et long terme.

Pour poursuivre la lecture, rendez-vous au billet, Les recommandations de ma pro, Marie-Ève.

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