Avez-vous le dernier article : Le bébé peut-il être contaminé durant la grossesse?

La vaginite (candidose vulvo-vaginale = CVV)

La vaginite affecte bon nombre de femmes à un moment ou un autre de la vie. Elle est caractérisée par une infection vaginale provenant d’une contamination à base de levures ou de champignons. C’est plus de 90% des cas rencontrés de vaginite qui sont porteuses du champignon «Candida albicans» qui est bien connu dans notre environnement.

Au niveau statistique, voici quelques données provenant de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) pour vous dresser un bref portrait:

  1.  75% des femmes en général sont affectées, à au moins une reprise dans leur vie, de vaginite et 5 à 10% d’entre elles en présenteront plus d’une fois.
  2. On parle de vaginite récurrente si elle se présente au moins 4 fois par an.
  3. 20% des femmes enceintes seront porteuses de levures (champignons) durant leur grossesse et même de façon chronique sans même le savoir et sans aucun symptôme.

Ce qui prédispose à la vaginite:

  • une femme active sexuellement
  • la prise d’antibiotiques
  • une grossesse
  • un diabète mal contrôlé (et autres conditions de santé particulières)

Pour diagnostiquer une vaginite:

Pour identifier une infection à levures, on peut faire un prélèvement de la paroi vaginale avec un coton-tige afin de recueillir des sécrétions vaginales en échantillon pour fin d’analyse.

À la période postnatale, il est aussi approprié de surveiller une possible infection à levures. Le déséquilibre hormonal est encore présent quelques semaines suivant l’accouchement. Aussi, la prise d’antibiotiques durant le travail ou après la naissance n’est pas étrangère non plus à la survenue d’une vaginite chez la nouvelle maman.

Symptômes: (20% des femmes sont asymptomatiques)

Traitements:

Il est difficile d’éliminer complètement l’infection à levure pendant la grossesse puisque les hormones fluctuent durant toute la gestation, mais l’objectif poursuivi demeure de soulager le plus possible la femme enceinte de ses symptômes désagréables.

Les recommandations de la SOGC (Société des obstétriciens et gynécologues du Canada) suggèrent de traiter la vaginite durant la grossesse et en postnatal  s’il y a des symptômes seulement avec un antifongique. Un professionnel de la santé peut vous recommander de la crème en externe, ainsi que les ovules intravaginaux pendant au moins 7 jours comme traitement sans prescription médicale, et ce, en toute sécurité pour la femme enceinte et la nouvelle maman qui allaite.

 

La vaginose bactérienne (VB)

La vaginose est une infection vaginale produite par la contamination de bactéries et peut présenter plus de conséquences durant une grossesse.

C’est 10 à 30% des femmes enceintes qui seront touchées par une vaginose, comparativement à 10% des femmes en général. C’est aussi par prélèvement vaginal des sécrétions que l’on pourra diagnostiquer cette infection bactérienne.

Les risques de la vaginose durant la grossesse et en période postnatale:

La vaginose bactérienne peut être responsable durant la grossesse :

  • D’une rupture prématurée des membranes,
  • d’un travail et accouchement préterme,
  • d’une infection dans le liquide amniotique,
  • et aussi, en postnatal, d’une infection de l’utérus (endométrite) après une césarienne plus particulièrement.

 

On peut donc dire qu’une vaginose bactérienne n’est pas banale. Elle peut  avoir beaucoup d’impact sur la santé des femmes enceintes, des nouvelles mères et de leur bébé. C’est pourquoi, il est important de reconnaître les symptômes et de les transmettre à votre médecin, afin d’être traité au besoin et au bon moment pour éviter les répercussions potentielles sur l’issu de la grossesse ou les infections possibles en postnatal.

Ce qui prédispose à la vaginose bactérienne:

  • une femme active sexuellement
  • avoir un nouveau ou plusieurs partenaires sexuels
  • si présence d’un stérilet

Les symptômes: ( 50% sont asymptomatiques)

Traitement:

Actuellement, le traitement de la vaginose bactérienne est seulement indiquée pour les femmes symptomatiques, avec une antibiothérapie appropriée. Cela veut dire que 50% des femmes qui font des vaginoses et qui ne présentent aucun symptôme ne seront pas traitées. De ce fait, une controverse persiste toujours au niveau de la grossesse, en lien avec le risque de rupture prématurée des membranes et de l’accouchement préterme. C’est pourquoi, lorsqu’une femme enceinte présente déjà des risques élevés d’accouchement prématuré, il se peut que son médecin traitant décide de procéder à un dépistage vaginal préventif pour identifier, s’il y a ou non, une vaginose, nonobstant la présence de symptômes.

 

Comment prévenir la vaginite et la vaginose? Rendez-vous au prochain article pour le découvrir.

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