Pour connaître les caractéristiques des tests spécifiquement, consultez le billet Les tests de dépistage du diabète gestationnel 

Le test HGPO

Le test diagnostique du diabète de grossesse se nomme HGPO. C’est aussi un jus que la femme enceinte absorbe par la bouche, mais cette fois avec un dosage de 75 ou 100 g de glucose (selon la prescription médicale). Ensuite, deux prises de sang lui seront faites; soit 1 heure après l’ingestion du liquide, puis encore 2 heures après le premier prélèvement. Encore une fois pour vérifier si le pancréas de cette femme produit suffisamment d’insuline face à la hausse soudaine de la glycémie.

Pour le test HGPO, la femme enceinte doit habituellement être à jeun depuis la veille, tout en ayant conservé ses habitudes alimentaires et d’activités normalement sans restriction, et ce, au moins 3 jours avant la passation du test. À prendre en considération que la caféine tend à augmenter naturellement la glycémie.

Le test d’hyperglycémie provoqué de 3 heures est vraiment le test diagnostique avant de dire si une future mère fait un diabète de grossesse ou pas. S’il y a 2 mesures au‑delà des résultats attendus, il y aura diagnostic de diabète gestationnel. Exemples de mesures :

  • si la glycémie à jeun depuis 8 heures est supérieure à 7 mmol/litre
  • si la glycémie après 2 heures post 75 g de glucose est supérieure à 11,1 mmol/l
  • si une glycémie au hasard, sans égard aux repas, est supérieure à 11,1 mmol/l

Par contre, s’il n’y a qu’une mesure supérieure, on parlera davantage d’intolérance au glucose.

Le test de glycémie capillaire

Le test de glycémie capillaire est aussi possible. Quand on propose le contrôle de la glycémie capillaire à une femme enceinte, on doit lui enseigner comment se piquer le bout du doigt 4 fois par jour pendant 1 semaine. Soit le matin au réveil, puis 1 heure après chaque repas habituellement. La future mère consignera les valeurs recueillies dans un carnet à cet effet et l’intervenant regardera ensuite avec elle si les résultats obtenus de sa glycémie sont dans la norme. Donc qu’au lever à jeun, se situent bien entre 3,5 à 5,2 mmol/l. 1 heure post repas, elle ne devrait pas dépasser 7,1 à 7,7 mmol/l.

Cette façon de faire permet de porter un regard plus large échelonné sur une semaine pour mieux apprécier les fluctuations de la glycémie au quotidien.

Afin d’en apprendre davantage sur les degrés de diabètes, voir Les classifications des diabètes gestationnels.

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