Avant de poursuivre votre lecture, assurez-vous d’avoir pris connaissance du billet sur la fécondation in vitro (FIV).

Le procédé concernant la ponction des ovules se fait par voie vaginale à l’aide d’une fine aiguille liée à une sonde échographique afin de bien visualiser l’ovaire et plus spécifiquement, les follicules qui contiennent les ovules à prélever.

L’aiguille sera dirigée à l’intérieur même du follicule qui démontre les caractéristiques de maturation afin d’en ponctionner le liquide qui s’y trouve, incluant la ou les ovules. Si la femme a eu une stimulation légère et plus importante au niveau ovarienne, on pourrait compter entre 2 et 10 ovules dans l’échantillon.

Cette intervention reste délicate à effectuer et la femme qui doit subir cette technique sera médicamentée pour favoriser l’apaisement, la relaxation, la somnolence avec un sédatif et une anesthésie locale.

Photo : Infertilité : Fécondation in-vitroOn déposera l’ovule ou les ovules recueillis dans un milieu nourrissant et favorisant qui aidera la fécondation lorsqu’on y ajoutera de 50 000 à 100 000 spermatozoïdes mobiles et de bonnes qualité. On attend ensuite que la fécondation se produise, tout cela en laboratoire. Entre 16 à 18 heures plus tard, on observera si la fécondation s’est bien faite pour former un embryon ou non. C’est pourquoi on parlera de fécondation artificielle, non conventionnelle puisqu’elle fait appel à un procédé bien spécifique externe au corps humain.

Si la problématique à la base de l’infertilité était en lien avec la pauvreté du nombre ou de la qualité des spermatozoïdes, le médecin pourrait également prélever directement les spermatozoïdes dans l’épididyme ou la testicule avec une micropipette. Afin de maximiser les chances de fécondation, une analyse est faite pour garder les plus vigoureux, les plus performants, ceux en meilleure condition qui seront ajoutés à l’échantillon contenant le ou les ovules de sa conjointe.

Depuis 1992, on pratique également la fécondation assistée de la FIV avec une micromanipulation ou une micro-injection de façon mécanique. On prend un spermatozoïde prélevé et en bon état et on l’injecte ensuite directement dans l’ovule à l’aide d’une fine aiguille, ce qui augmente le taux de réussite à la fécondation. Cette technique est envisagée surtout lorsqu’il y a un trouble majeur des spermatozoïdes ou si la FIV classique ne donne pas les résultat escomptés.

Après la fécondation, on attendra entre 3 à 5 jours avant de reprendre l’embryon ainsi formé et l’introduire dans l’utérus de la femme avec un cathéter de plastique très souple permettant de le rendre au bon endroit et de favoriser le plus possible la nidation.

Au besoin, le médecin verra, comme test complémentaire à la FIV, à évaluer la condition de l’endomètre de l’utérus afin de s’assurer de sa bonne réceptivité et augmenter les chances de réussite de l’implantation.

Il se peut qu’il y ait plusieurs embryons disponibles à la fois. Bon nombre de médecins vont privilégier l’emploi d’un seul embryon à la fois puisqu’il y a moins de complications, moins de risques associés à une grossesse simple. De plus, le programme de procréation médicalement assisté du réseau public de la santé du gouvernement du Québec couvre seulement la FIV avec 1 seul embryon. Toutefois, il est possible que le médecin traitant puisse transférer 2 ou 3 embryons mais il doit justifier sa décision. On voit cela parfois en regard de la qualité des embryons par exemple ou pour les femmes âgées autour de 40 ans. Le régime accepte un essai de 3 cycles stimulés (avec médication) de FIV et 6 cycles naturels.

La technique FIV est indolore pour la femme et après l’intervention, elle poursuit son quotidien comme d’habitude sans consigne de repos particulier. Elle aura une prescription de deux médicaments à court terme qui aideront à l’implantation. Deux semaines plus tard, elle passera son test de grossesse.

Photo : Infertilité : CryoconservationLes embryons de bonne qualité qui restent peuvent être congelés dans un processus de cryoconservation pour être transféré lors d’un cycle subséquent si besoin.

Comme on sait qu’il n’y a pas un traitement en infertilité qui réussit à 100 % pour tous, il est important que le couple soit bien soudé, qu’il y ait une communication réciproque et constante à travers tout le processus de fertilité. Se donner du temps en couple réservé pour le plaisir, des projets communs de voyage ou des sorties d’amoureux pour garder la flamme d’amour et de désir bien en vie en prévenant du même coup les conflits conjugaux et les séparations.

L’infertilité est souvent vécu comme une perte de contrôle dans ses plans de vie. On ne peut pas planifier une grossesse comme on prépare son mariage ou une nouvelle maison. Souvent le couple tente de planifier leur vie autour de l’ovulation et à chaque règle, c’est l’échec, la déception, un deuil mensuel. Faire l’amour sur commande n’est pas aussi très intéressant et ajoute souvent du stress, des tensions dans le couple. Les gens se sentent seuls et ne veulent pas trop en parler autour d’eux afin de se préserver des remarques « plates » que certaines personnes pourraient émettre face à cette réalité. C’est normal et humain d’avoir de la difficulté à vivre avec cette épreuve.

Parler à des gens qui vivent la même situation ou qui ont vécu des étapes similaires peut contribuer à l’expression du vécu plus personnel, plus intime sans restriction sur le jugement des autres ou du sentiment de culpabilité. Demander de l’aide au niveau psychologique si vous en sentez le besoin, est une autre façon de prévenir la détresse psychologique comme l’anxiété ou la dépression. Ce n’est pas un signe de faiblesse de demander de l’aide. Pour être mise avec soi, certains choisiront l’acupuncture, le yoga, la méditation, l’important c’est d’évacuer le trop plein et garder une belle énergie positive. Un bon soutien atténuera le stress considérable qui sous‑tend toute cette aventure vers le vouloir devenir parent. Heureusement, la majorité des couples vont finir par fonder une famille!

Après plusieurs billets écrits concernant l’infertilité, je pense avoir ressorti les données les plus importantes pour vous faire une tête sur ce sujet précis. Sans avoir exploité le thème dans tous les fins détails, vous avez là un bon aperçu pour mieux guider et orienter des couples qui seront confrontés à la dure réalité de l’échec à la conception et qui auront à faire face aux diverses étapes décrites dans ces textes.

Je vous souhaite bien sûr, le meilleur des meilleurs et que votre vœu se réalise le plus possible. Mes pensées vous accompagnent,

À bientôt

Marie
La spécialiste des bébés

Ce billet est également disponible en: English

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