Mise à jour le 12 juin 2018

Il y a plusieurs façons dans la vie de donner au suivant. De faire en sorte d’améliorer la vie, de faire du bien, de donner, de servir et de pouvoir faire une différence pour quelqu’un est une action extraordinaire.

Quel magnifique cadeau que celui d’offrir son lait maternel à son bébé et plus encore, et en plus, de le partager avec un autre bébé que le sien, qui aurait grand avantage à le recevoir!

J’imagine que vous avez déjà lu sur le sujet du lait maternel avec toutes les vertus, les propriétés qu’il contient. Si ce n’est déjà fait, je vous suggère fortement de voir mes billets éducatifs sur ce thème précis pour mieux comprendre la suite de ce texte concernant le don du lait maternel (billet de base La transformation du lait maternel).

Le lait maternel est le produit le plus adapté aux besoins d’un bébé, le meilleur transporteur d’éléments nutritifs et d’anticorps. L’aspect immunitaire n’est pas à négliger puisque le lait maternel permet le développement de la flore intestinale du tube digestif de l’enfant et par le fait même, la formation du microbiote intestinal qui est la première ligne de défense du bébé face aux agents infectieux potentiels (80% de son système immunitaire est dans l’intestin). Pour de plus amples renseignements sur ce sujet, lisez mon billet Immunité intestinale du bébé ou microbiote intestinal.


Dans ce billet :

Historique des banques de lait maternel
À qui sert le lait maternel des banques de lait?
Quels sont les critères pour devenir une donneuse de lait maternel?
Comment faire un don de lait maternel?
Le transport du lait maternel
Informations à retenir sur le lait maternel


 

Historique des banques de lait maternel

Peut-être avez-vous déjà entendu parlé des banques de lait maternel?
Une recherche m’a permis de découvrir que la présence de banques de lait maternel date de plusieurs années dans quelques provinces du Canada mais reste assez nouvelle au Québec avec l’arrivée du service, officiellement en 2014. L’Alberta, la Colombie Britannique et l’Ontario ont précédé le Québec et des démarches sont en cours au niveau des provinces de l’Atlantique pour mettre en place ce service, très important pour les bébés prématurés de moins de 32 semaines de grossesse. L’Europe et le Brésil sont des territoires qui comptent plus de 215 banques de lait maternel chacune et les États-Unis en possèdent déjà 26 en place.

C’est l’organisme Héma-Québec qui est responsable des banques de lait maternel au Québec. Je trouve cela très logique compte tenu qu’ils disposent déjà de toute la logistique nécessaire à un tel service: les infrastructures, le personnel, les fournitures, l’équipements et un réseau de déploiement dans le système de santé grâce au don de sang. Le lait maternel est aussi un produit biologique d’origine humaine tout comme le sang, les tissus et les cellules souches. Ils sont donc en mesure de recueillir les dons, les analyser, les pasteuriser, les traiter, les entreposer et les distribuer. Il est très important que le lait recueilli soit de grande qualité pour le donner à un bébé. C’est pourquoi, les analyses sont nécessaires pour exclure les infections comme : l’hépatite B et C, le sida, la syphilis avec en plus une stérilisation du produit final afin d’éviter la transmission d’agents microbiens au bébé qui a déjà une constitution à la base très fragile. Les bonnes pratiques sont incontournables.

Présentement, le portrait précis des banques de lait au Québec via Héma-Québec, se situe au niveau de la région métropolitaine de grands centres soit, Montréal et Québec via des hôpitaux ciblés et structurés pour être fonctionnels. De plus, un projet pilote est en place depuis peu en région, plus précisément à Sherbrooke en Estrie, au Saguenay aussi pour explorer une autre façon de fonctionner pour le recueil du lait maternel via le centre en place, Plasmavie. D’autres centres satellites seront sous peu aussi fonctionnels pour se rapprocher des mamans donneuses de lait et ainsi, arriver à fournir la demande de lait maternel de tous les hôpitaux avec des bébés prématurés.

Je sais que parmi vous, plusieurs mères aimeraient donner leur lait mais que cela demeure encore impossible dans certaines régions. Pour certaines, cela peut créer de la frustration et du mécontentement. Il est important de mentionner que le recueil de lait maternel n’est pas une mince affaire. La rigueur imposée par l’organisme Héma-Québec dans le recrutement des donneuses, dans la collecte du lait, dans l’analyse, la conservation et le transport est pour moi, gage de qualité et sécurité. Même si on ne peut pas tout prévoir, je trouve néanmoins rassurant de savoir que des mesures soient prises tout comme lorsqu’on donne ou reçoit du sang. On est content de savoir que le produit est exempt d’infections n’est-ce pas?

On poursuit la lecture avec À qui sert le lait maternel des banques de lait?

Crédit photo Alice Chaumier Photography

Ce billet est également disponible en: English

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