Pour en apprendre plus sur la vaccination des femmes, référez-vous au billet La vaccination des femmes, de celles qui deviennent enceintes et des femmes qui allaitent.

Après lecture de ce qui précède, vous voyez qu’un bébé naissant bénéficie d’une protection de sa mère mais cela ne l’empêchera pas de contracter (être contaminé) des maladies graves si on ne procède pas à la vaccination pour stimuler son propre système de protection qui est encore immature, même s’il est né à terme et en santé.

Un bébé prématuré a encore plus besoin de protection! Il est encore plus à risque, plus sensible aux infections en général et on sait que la vaccination est efficace et bien tolérée chez cette clientèle particulière. Certains vaccins spécifiques peuvent être ajoutés aux grands prématurés au besoin pour une meilleure protection selon les recommandations du médecin traitant. Toutefois, il faut savoir que pour le reste de la vaccination d’un bébé né prématurément, le tout se fait en suivant le calendrier régulier de vaccination recommandé à partir de 2 mois postnatal avec l’âge chronologique, et non l’âge biologique ou corrigé.

Au niveau de la santé publique, les bébés de moins de 1 an sont considérés à haut risque dans la population pour des contaminations importantes. C’est pourquoi bon nombre de vaccins sont recommandés durant l’enfance.

On a aussi remarqué que lorsqu’un bébé est vacciné au moment recommandé, la réponse immunitaire est meilleure, qu’il y a peu ou pas d’effets indésirables et que les doses de rappels lui permettent d’être protégé sur une longue période pour certains vaccins. Les vaccins sont ainsi plus performants!

Il y a très peu de situations où il est préférable de ne pas vacciner un bébé dans le temps donné. Si le bébé fait déjà de la haute température, on peut prétendre qu’il combat déjà quelque chose. Souvent, les intervenants de la santé préfèreront attendre qu’il soit en meilleure forme pour solliciter encore plus son système immunitaire. Ce peut être aussi une condition de santé qui rend son système immunitaire déficient (maladie auto‑immune par exemple) et la vaccination à ce moment n’est pas toujours indiqué ni dans l’ordre que le propose le calendrier d’immunisation régulier.

Le fait que le bébé ait le nez qui coule ou qu’il prenne des antibiotiques n’empêche aucunement sa vaccination. N’oubliez pas d’apporter son carnet de vaccination puisque tous les vaccins y seront consignés. Cet outil pratique permet un meilleur suivi à cet égard de la part du professionnel de la santé.

Certains parents refusent la vaccination de leur bébé. Au Québec, se sont de 2 à 4 % qui choisissent de ne pas donner suite au programme d’immunisation proposé. Il y a des sceptiques face aux résultats obtenus versus les effets indésirables, d’autres ont peur des conséquences de certains vaccins sur la santé de leur bébé à plus long terme et d’autres angoissent à l’idée de faire piquer leur bébé.

Je comprends qu’il n’est pas toujours facile de faire le tri des informations disponibles dans les médias, les recherches crédibles et les opinions de certaines personnes. Il n’en demeure pas moins que la vaccination, ne l’oublions pas, nous a rendu de très grands services dans l’histoire et encore maintenant, elle a prouvé son efficacité.

Il a été prouvé que le vaccin de la rougeole n’avait pas d’incidence sur l’apparition de l’autisme plus tard dans la vie d’un enfant. Même chose pour le vaccin de l’hépatite B sur l’incidence de la sclérose en plaque.

Pour lire la suite, accédez au billet Les risques à recevoir un vaccin et les réactions locales.

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