Bernadette de Gasquet est une médecin française qui est professeure émérite de yoga spécialisée dans les exercices abdominaux et de la rééducation périnéale. C’est une femme qui milite depuis plusieurs années à sensibiliser les intervenants et aussi les femmes sur la mécanique qui entre en jeu lors du travail et de l’accouchement, afin de maximiser le potentiel naturel de la physiologie humaine.


Dans ce billet : 


Comment se fait‑il que nous ne connaissons pas plus Dr de Gasquet?

Bonne question. La réponse est toute simple : c’est parce que sa conception, sa vision remet en doute plusieurs connaissances antérieures et pratiques passées et actuelles, ce qui n’est pas rien. Je le mentionne : cette vision fait très peur, car elle touche à la base, le fondement même de la médecine obstétricale et de sa formation transmise depuis des générations dans le milieu universitaire. Il n’est pas facile d’imaginer l’anatomie en mouvement. La théorie donne une certaine connaissance mais c’est difficile de faire une représentation claire, concrète de tous les mécanismes qui entrent en jeu lors d’un mouvement, y compris tous les paramètres biomécaniques en place lors de l’accouchement.

Personnellement, j’ai été jetée par terre de lire et d’entendre en direct cette femme inspirante qui expose son point de vue de la médecine obstétricale de façon spontanée et tellement logique. J’ai même compris, à l’écoute de ses expériences et constatations, comment les choses que je pratiquais spontanément avec les femmes en travail, prenait tout leur sens.

À travers mes 10 ans comme infirmière à la maternité, il m’est souvent arrivée de suggérer des positions aux femmes en travail qui semblait aidantes à plusieurs d’entres elles sans vraiment prendre conscience, pour autant, du pourquoi et du comment.

Toutes les comparaisons, les exemples rapportés, même humoristiques, de Dr de Gasquet nous ramènent à la base de l’humanité, de l’homme et de la femme bipèdes. La nature est bien faite et l’adaptation du corps se fait lors de la grossesse et aussi lors de la mise au monde dans le respect de notre anatomie et physiologie. On peut aider la nature en favorisant une meilleure respiration, un meilleur positionnement, une meilleure détente.

Les ressources technologiques que nous connaissons aujourd’hui sont bien entendu nécessaires dans certaines conditions, mais il faut au départ favoriser le travail de la nature en aidant le plus possible les éléments en place pour que chaque structure joue son rôle attendu.

Pour lire la suite, dirigez-vous vers L’accouchement à travers le temps et à travers le monde.

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