Pour en apprendre davantage sur la perception du périnée du Dr de Gasquet, dirigez vous vers, Le périnée, ce grand oublié : La vision de Dr de Gasquet.

Dans ce billet, il sera question de l’accouchement : du savoir traditionnel à la médecine moderne. Quand on regarde à travers le temps, peu accouchaient de leur bébé couchées sur le dos. Plusieurs femmes étaient plutôt debout, suspendues à un landau (tissu quelconque) ou branche ou autre soutien qui permettait un étirement de tout leur tronc. D’autres mettaient au monde leur bébé plus accroupies, geste spontané favorisant la descente du bébé. D’autres encore, à 4 pattes ou couchée sur le côté avec la jambe légèrement remontée.

On relate également que les femmes avaient tendance, lors de la poussée, à s’étirer vers l’arrière en soulevant le bassin et même à se suspendre ou bien s’accroupir en se penchant un peu plus vers l’avant, les bras relevés aussi en suspension. Sans qu’elles le sachent, cela favorisait un meilleur alignement de l’axe bébé‑bassin et aussi un allègement pour leur périnée permettant sa détente et la sortie du bébé plus facile.

Photo - Accouchement à l'hôpital, bébé naissant, position d'accouchement - Billet Le périnée, ce grand oublié : La vision de Dr de GasquetPourquoi se retrouve‑t‑on aujourd’hui avec la position gynécologique d’accouchement sur le dos, où la femme se plie sur elle‑même, sa tête relevée sur son thorax, bloque sa respiration, tire avec ses bras en poussant directement sur le périnée?

La pensée médicale de l’époque voulait prévenir les complications chez les femmes qui accouchent en intervenant avant qu’elles ne surviennent. Ils pratiquaient des actions précises, systématiques comme : endormir la femme dans le dernier stade de son travail, pratiquer une épisiotomie et sortir le bébé avec un forceps.

Afin de permettre au médecin de bien exécuter ses différentes manœuvres, la femme était allongée sur le dos, écartée afin de faciliter le travail du médecin et non, pour l’aider à accoucher. Vous savez maintenant d’où origine la pratique de la position gynécologique que l’on connaît encore aujourd’hui.

Avec la médecine moderne, la femme a ainsi perdu, au fil du temps, sa mobilité, sa spontanéité, son instinct primaire qui la guidait jadis dans ses positions lors de la mise au monde.

Dr de Gasquet revient à la charge de la position gynécologique qui est la pire des positions à adopter lors du travail et de l’accouchement puisqu’elle est anti‑anatomique, anti‑physiologique pour mettre au monde un bébé. Elle propose plutôt une position qui respecte la spontanéité de la femme en travail et son confort. Au besoin, être en position gynécologique mais aménagée. Aménagée c’est‑à‑dire, que l’on peut utiliser des accessoires pour modifier quelque peu la position pour le confort de la maman toujours mais aussi pour favoriser la respiration, la détente, les bons axes des structures, la bonne mécanique afin d’aider le travail et l’accouchement. Que ce soit des coussins divers, des sacs en gel, des suspensions, des postures étirées ou sur le côté qui peuvent être possibles également à pratiquer dans diverses circonstances.

Le fait d’être couché sur le dos, immobilise drastiquement plusieurs os du bassin qui restent coincés et empêche l’écartement souhaité du petit bassin au niveau des épines sciatiques. Ce faisant, le diamètre du bassin intérieur de la femme reste plus étroit et plus fixe, rendant plus difficile le positionnement du bébé et son passage, sa descente. De plus, la position gynécologique traditionnelle ne favorise en rien l’axe de présentation du bébé lorsqu’il s’engage dans le bassin de sa mère. Donc, en résumé, la position gynécologique pratiquée encore beaucoup aujourd’hui n’est pas du tout fonctionnelle pour la femme en travail et aussi, lors de l’accouchement, voyons pourquoi.

La poussée dans cette position augmente dangereusement la charge sur le périnée et ne favorise en rien la nature dans sa biomécanique. Il est normal que la tête du bébé vienne se buter contre le périnée et le fasse bomber vers l’extérieur, l’étirer et allonger, mais il faut apprendre à le détendre pour qu’il puisse mieux s’assouplir afin d’éviter les lésions qui pourraient s’ensuivre si la contraction demeurait.

La phrase clé à cet égard de cette médecin est : « Il faut que ça bouge, il est impératif d’éviter les positions qui ferment et bloquent la mobilité des structures ».

Pour continuer la lecture, rendez-vous au billet Le massage du périnée en prénatal.

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