Bonjour les parents,

Me revoici après les billets écrits sur la docteure française, Bernadette de Gasquet et sur la physiologie du travail et de l’accouchement. Vous avez appris lors de cette lecture comment cette dernière influence actuellement la pratique en obstétrique afin de revoir plusieurs interventions pouvant nuire plus qu’aider la femme enceinte et en travail. Son approche vise à potentialiser certains éléments de base comme prémisse avant d’intervenir. Voici quelques affirmations provenant de sa vision : avoir la bonne position préviendra les risques périnéaux, la bonne respiration aidera l’alignement du bébé dans le bassin de sa mère et la bonne détente du périnée, éviter de pousser en tout temps sur le périnée afin d’éviter de le traumatiser tout au long de la grossesse mais aussi lors de l’accouchement. Voilà des éléments clés émis par la Dr de Gasquet.


Dans ce billet : 


Dans le discours d’intervenants, on entend souvent que les femmes doivent apprendre à contracter leur périnée mais peu discutent du grand besoin de le faire aussi se détendre. Il y a une grande confusion entre les deux. Mme Bernadette de Gasquet est une pionnière pour expliquer l’anatomie et le mouvement du périnée même s’il n’est pas toujours évident de représenter un processus biomécanique d’un muscle en mouvement.

La contraction du périnée aidera à rendre le muscle plus tonifié et peut même amener la bascule du bassin et soulager les lordoses (bas du dos creusé) souvent remarquées chez les femmes durant la grossesse. Mais trop le contracter, c’est aussi augmenter les risques de déchirures, l’élongation et de claquage (étirement de grande proportion) du muscle lui‑même lors de la naissance. Lorsque la tête du bébé appuie sur le périnée. S’il est contracté, cela diminue son pouvoir d’élasticité d’où l’importance, d’apprendre à le détendre afin de faciliter la sortie du bébé en diminuant la résistance. Les répercussions d’un périnée abîmé, comme la douleur, la constipation, l’incontinence urinaire ou anale, peuvent handicaper le quotidien d’une nouvelle mère. Mais selon Dr de Gasquet, elles sont évitables, on peut prévenir le coup.

Mieux comprendre le périnée

Le périnée est un ensemble de muscles difficile à analyser. Depuis que l’homme se porte sur ses deux pieds à la verticale, la pression vers le bas nécessite un soutien supplémentaire, une résistance et une capacité musculaire performante pour soutenir tout le contenu du bassin.

Le périnée, de part sa localisation et son rôle, peut donc avoir une fonction sur les mictions (la continence), sur l’élimination intestinale, sur la reproduction et aussi sur la fonction sexuelle.

Tous les mouvements effectués dans notre quotidien peuvent avoir un impact sur la condition de notre périnée. Dr de Gasquet fait la comparaison entre femmes de différents peuples. Des femmes de certaines cultures ont un périnée plus élastique, à la fois très fort et détendu. Selon les observations faites, il semble que leurs gestes quotidiens comme s’accroupir fréquemment, aident à faire bouger leur périnée dans toutes les directions et expliquerait, en partie du moins, la différence avec d’autres femmes vivant dans d’autres contextes.

Le périnée fait partie d’un ensemble de muscles qu’on appelle le plancher pelvien. C’est le fond de panier du bassin qui soutient certains organes internes comme l’utérus, la vessie et l’intestin avec le rectum.

C’est pourquoi Dr de Gasquet milite depuis si longtemps pour faire connaître cette structure qui est très importante durant toute la grossesse avec un utérus qui grossit et qui pèse de plus en plus lourd dans le bassin en position verticale. Selon elle, la médecine contemporaine oublie complètement le périnée. Aucune prévention n’est faite, la pensée s’oriente davantage vers le traitement après l’accouchement au besoin, donc plus une vision de réadaptation ou curative que préventive.

Elle le crie haut et fort, « Périnée, arrêtons le massacre » dans le livre qu’elle a écrit. La France est le seul pays qui offre aux nouvelles mères une dizaine de séances de rééducation périnéale en postnatal remboursées par le système de santé. Pour le prénatal, on peut généralement dire que tout l’enseignement fait sur le périnée reste très théorique et très peu font le lien avec le physique et la pratique par la suite.

Plusieurs femmes peuvent être plus à risque d’avoir des blessures à leur périnée lors de l’arrivée d’un bébé, puisqu’elles sont déjà affaiblies par certaines conditions préexistantes comme la constipation chronique, des incontinences, certains sports trop demandant ou mal exécutés qui augmentent la pression vers le bas et les conséquences d’accouchements antérieurs.

Pour Dr de Gasquet, « tout ce qui pousse sur le périnée doit être évité ». Même en accouchant, la femme ne devrait jamais pousser tant qu’elle ne sent pas le réflexe, l’envie pressante de le faire venant de son sentis et non de la commande verbale de le faire.

Pour approfondir vos connaissances sur le sujet, consultez la suite, L’accouchement : du savoir traditionnel à la médecine moderne.

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