Bonjour à tous,

Vous attendez un bébé? Hé bien, vous aurez juste ici, de belles informations à connaître par rapport à une technique spéciale de soulagement qui pourrait vous être offerte lors du travail vers l’accouchement vaginal.

La technique de soulagement contrôlée par voie épidurale qu’on appelle dans le jargon médical, la PCEA (Patient-Controlled Epidural Analgesia), n’est pas une technique nouvelle mais son utilisation est de plus en plus répandue dans bon nombre d’hôpitaux canadiens et en fait, partout dans le monde.

Dans ce billet :

Éh oui! Certaines femmes en travail qui sont sous épidurale peuvent dorénavant s’auto-administrer la médication de soulagement au moment où elles en ont besoin de façon individuelle, selon l’intensité de leur ressenti.

Parlons-en davantage!

Historique de la PCEA (technique d’analgésie contrôlée par voie épidurale)

Années 1940

Il y a bien longtemps de cela que l’épidurale a vu le jour. Dès les années 1940, on offrait ce genre de technique à certaines femmes lors de leur travail. On a vu évoluer la technique et aussi le procédé de soulagement à travers le temps.

Comment ça fonctionnait au début?

Dans les tout débuts de la technique de l’épidurale, le clinicien anesthésiste introduisait dans le bas du dos d’une femme en travail, une aiguille spéciale par laquelle il pouvait donner une des doses (un bolus) de médicaments de soulagement directement dans l’espace épidural de la colonne vertébrale. Cette façon de faire aidait les femmes partiellement et faisait en sorte que le médecin devait revenir parfois, plusieurs fois pour une même femme durant un long travail et refaire en entier toute la technique pour donner à nouveau une dose de médicaments. Ce qui faisait que le produit de soulagement était donné de façon intermittente, répétée.

Comme résultat, on a pu observer avec le temps:

  • que l’analgésie était inconstante,
  • que les femmes en travail étaient plus ou moins satisfaites puisqu’elles recevaient très tard la médication lors de leur travail,
  • que la possibilité de recourir à cette technique de soulagement était tributaire de la disponibilité de l’anesthésiste.


Années 1980

À partir des années 80, il y a eu une évolution dans le mode d’administration de l’épidurale. On a commencé à proposer aux femmes en travail des “épidurales continues”. Au départ, la piqûre dans le dos est faite de la même façon que lors de l’épidurale initiale, mais via l’aiguille spéciale utilisée, le médecin anesthésiste introduit un tuyau très fin, qu’on appelle un cathéter, qui va aller directement dans l’espace épidural et restera en place pendant tout le travail jusqu’après l’accouchement. Ce tube permettra l’accès en tout temps au site convoité et l’administration de la médication de soulagement de façon continue avec l’aide d’une pompe de réglage adaptée.
Cette évolution de la technique a permis ainsi de soulager des femmes de façon optimale et plus tôt durant leur travail sans être dépendant en tout temps de la disponibilité de l’anesthésiste. Toutefois, comme dans toutes choses, même si les avantages sont significatifs, on a constaté également que les femmes prenaient au final beaucoup plus de médications qu’auparavant et qu’elles ressentaient souvent des “blocs moteurs“ de leurs membres inférieurs plus importants (jambes gelées, plus lourdes).

C’est donc, vers les années 1988, que la technique d’analgésie contrôlée par voie épidurale (PCEA) est née. On voulait alors expérimenter un modèle hybride d’administration de la médication via l’épidurale standard en conservant ses qualités reconnues tout en diminuant les effets secondaires retrouvés.

Années 1990

Les premiers essais de la technique d’analgésie contrôlée par voie épidurale (PCEA) se sont faits à plus grand déploiement au début des années 1990, mais c’est vraiment après l’an 2000, qu’on a vu plusieurs études se pencher sur la PCEA. On a pu documenter davantage son utilisation, les avantages retrouvés, les inconvénients inhérents à la technique par rapport à ce qu’on avait au départ, soit l’épidurale dite “standard”.

Découvrez la suite de l’article : comment fonctionne la PCEA?

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