L’Épi-no est un dispositif mis en marché pour les femmes enceintes servant à étirer le plancher pelvien en préparation à la mise au monde de leur bébé. Cet accessoire est en vente depuis plus de 10 ans déjà dans différents pays du monde mais non disponible au Canada. Même si plusieurs femmes félicitent cette initiative, il n’en reste pas moins que les données scientifiques manquent encore pour prouver son efficacité dans un contexte prénatal. C’est pourquoi, plusieurs médecins et autres professionnels restent frileux à le recommander ou n’y croient tout simplement pas. Dispositif trop dispendieux et non reconnu pour les bénéfices, diront-ils, comparativement au massage du périnée qui a déjà été prouvé en efficacité lors de la préparation à l’accouchement. Massage du périnée exécuté par la femme elle-même ou son amoureux(se) avec un lubrifiant qui aidera pour le glissement et l’étirement.

C’est quoi un Épi-no?

Source de la photo : epino.fr

En quelque sorte, c’est un ballon que la femme enceinte insère à l’intérieur de son vagin et elle pourra le gonfler ensuite de façon progressive à travers le temps pour étirer tranquillement son périnée en faisant la manoeuvre de sortir le ballon à chaque séance. On veut par cette technique, en venir à imiter la grosseur d’une tête de bébé qui aura à étirer les structures musculaires lors de son passage à l’accouchement. Les objectifs visés au final sont de pouvoir assouplir le périnée, augmenter son élasticité, sa souplesse en vue du passage de la tête du bébé et réduire, par la même occasion, les risques de déchirure et d’épisiotomie. Le but est également de travailler l’efficacité de la poussée afin qu’elle soit mieux dirigée en imitant l’effort qui sera fait lors de la mise au monde du bébé.

Utilisation d’un Épi-no

Chaque femme qui pense utiliser l’accessoire Épi-no pour préparer son périnée devrait être, à priori, évaluée par un(e) professionnel(le) de la santé, idéalement un(e) physiothérapeute formé(e) en éducation périnéale, afin de voir si oui ou non, sa condition favorise l’utilisation de cet outil ou non. Même si cela a été efficace pour certaines, il n’en reste pas moins que d’autres ont subi des dommage également. Le problème à la source des difficultés est souvent le manque d’informations, de pertinence et de suivi professionnel.

Le suivi régulier par l’intervenant auprès de la femme enceinte qui veut utiliser l’Épi-no permettra un soutien personnalisé avec des conseils adaptés au fur et à mesure de son utilisation en ce qui a trait à la fréquence préconisée des séances d’étirement par exemple.
Le guide d’information du fabricant suggère son utilisation à partir de 37 semaines mais avec l’accord du médecin traitant, certaines femmes pourront débuter leur entraînement un peu avant pour s’assurer d’avoir les 3 semaines d’étirement le plus possible avant que le bébé arrive. Une fréquence de 2 à 3 fois est valorisée la première semaine puis ensuite, en venir idéalement à chaque jour jusqu’à l’accouchement. Très important d’ajouter qu’en aucun cas, une femme enceinte, présentant une menace de travail prématuré, ne devrait pratiquer cette technique.

Comme vous pouvez voir, ce n’est pas simple. J’espère que ce billet pourra vous aidez à prendre votre décision de façon éclairée.

Pour compléter vos connaissances, vous pouvez lire ces articles de blog :

Ou visionnez ces vidéos :

À bientôt et porte-toi bien,

Marie Fortier
La spécialiste des bébés

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Fill out this field
Fill out this field
Veuillez saisir une adresse courriel valide.

Ce site utilise Akismet pour réduire le pourriel. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Menu