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Pour connaitre les signes de l’hypertension gravidique, consultez la partie précédente du billet : Les signes et les symptômes de l’hypertension gravidique durant la grossesse

Les traitements de l’hypertension gravidique dépendent de plusieurs facteurs. Si on s’en tient à la hausse de pression qui ne décompense pas en pré‑éclampsie, le traitement ou les interventions seront faits pour stabiliser le plus possible la tension de la femme enceinte.

  • suivre le poids;
  • diminuer les activités ou mettre la maman au repos à son domicile. Dans des situations plus graves, on peut aliter la mère à l’hôpital pour mieux la surveiller avec son bébé;
  • diminuer les sources de stress;
  • médication par la bouche au besoin seulement selon l’évaluation médicale personnalisée de la femme enceinte (aspirine, calcium, magnésium, béthaméthasone etc.).

La prise de tension

La prise de la tension doit être faite de façon optimale pour s’assurer d’avoir les données les plus justes possibles avant d’initier un traitement.

  • Avoir un brassard à pression adapté au bras de la femme enceinte (de bonne taille),
  • Ne jamais prendre la pression par-dessus un vêtement, le capteur doit être directement sur la peau de la personne,
  • Toujours prendre le bras ou la tension semble la plus élevée (la pression peut varier d’un bras à l’autre pour une même personne),
  • prendre la tension à l’oreille est toujours mieux qu’à un appareil automatique en pharmacie,
  • prendre la tension en position assise,  idéalement après 10 minutes de repos, les pieds au sol, ne pas avoir les jambes croisées et arrêter de parler.

Lors d’une hypertension gravidique, au besoin, l’accouchement sera envisagé par provocation (induction) autour de 37 semaines, afin de prévenir les complications qui pourraient survenir davantage avec les dernières semaines de grossesse.

Si l’hypertension était préexistante, vous pouvez plutôt vous attendre à accoucher autour de 38‑39 semaines. Si des complications majeures se présentaient durant la grossesse, comme une pré‑éclampsie sévère, l’accouchement serait prévu plus tôt, vers 35 semaines et même avant au besoin si état indésirable. Dans certaines conditions, la césarienne est indiquée pour diminuer impact des complications chez le bébé et la mère.

Les risques pour la mère et son bébé

Pour la mère, l’hypertension persistante et aggravante peut évoluer vers la pré‑éclampsie légère et sévère, le HELLP syndrome. Sans contredit, cela nécessitera une urgence d’intervention pour la vie de la mère et du bébé, avec ou sans prématurité.

Le taux de complications et la sévérité des répercussions chez la mère et son enfant sont en ligne directe avec la gravité de la pré‑éclampsie comme un HELLP ou un décollement placentaire par exemple. Des problèmes vasculaires, pulmonaires et troubles de coagulations sanguines sont aussi possibles.

Pour les bébés, si la mère souffre d’hypertension gravidique, ils peuvent être plus petits à la naissance (retard de croissance in-utéro) et naître plus souvent de façon prématurée.

Après l’accouchement, qu’arrive‑t‑il avec ma pression artérielle?

Après l’accouchement et la sortie du placenta, la tension artérielle devrait se stabiliser assez rapidement. Habituellement, on peut compter jusqu’à 8 semaines pour voir la tension artérielle revenir à des valeurs considérées plus normales. C’est pourquoi un suivi postnatal est toujours assuré pour suivre l’évolution du rétablissement de la mère au niveau de ses paramètres de pression.

Pour une femme qui a fait de la pré-éclampsie de façon précoce à sa grossesse, et qui a d’autres facteurs considérés de moyens à haut risques qui s’ajoutent à son histoire à une prochaine grossesse comme l’hypertension, le diabète, troubles rénaux, grossesse multiple, âge maternel de 40 ans et plus, obésité, il ne faut pas se surprendre que le médecin vous propose de vous traiter dès le deuxième trimestre (avant 16 semaines) avec de l’aspirine en prévention de complications potentielles. Ne vous inquiétez pas, avec un dosage thérapeutique, il n’y a pas plus de saignements ni d’effets indésirables significatifs avec l’emploi de l’aspirine dans des contextes de grossesse à risque.

J’aime aussi à préciser que rien n’empêche une maman qui a fait de l’hypertension gravidique ou de la pré‑éclampsie d’allaiter son bébé.

Pour conclure ce billet, il est clair que personne ne souhaite vivre une complication de grossesse comme l’hypertension gravidique. Ce texte pourra néanmoins vous aider à mieux observer et à reconnaître de façon précoce les signes inquiétants potentiellement en lien avec l’hypertension gravidique. Vous pourrez ensuite les divulguer à votre intervenant de la santé. Mon but n’est aucunement de vous faire peur, bien au contraire, mais de mieux vous informer pour mieux prévenir les situations dramatiques.

Au plaisir,

Marie
La spécialiste des bébés

Ce billet est également disponible en: English

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