À travers les trois billets précédents traitant de l’infertilité, vous avez pu acquérir maintes informations pouvant vous éclairer sur diagnostic lui-même de l’infertilité, des facteurs de risques à la fertilité puis des tests que les femmes en investigation pourraient être susceptibles de passer pour mieux comprendre la problématique de conception spontanée.

Toutefois, un problème de fertilité touche autant les hommes que les femmes. C’est pourquoi je m’attarderai, dans ce présent billet, sur les différents tests auxquels un homme en démarche d’infertilité devra probablement se soumettre.

Les problèmes de fertilité touchent une fois sur deux les hommes et malheureusement, on sait qu’ils consultent souvent plus tard, attendent plus longtemps avant d’entreprendre une démarche en infertilité. Plusieurs refuseront de croire le médecin qui leur annonce le diagnostic d’infertilité, puisque ça touche leur virilité, leur capacité à engendrer la vie, à produire une descendance.

Toute la masculinité peut être touchée et c’est une acceptation à faire avec le temps, comme si l’homme vivait un deuil à travers ses étapes. Certains passeront au travers mieux que d’autres. Des hommes vivront de la dépression, de l’anxiété, des troubles de sommeil et aussi des troubles sexuels.

Le trouble de fertilité masculine est un problème médical, et non de la personne, qui touche un désordre physiologique surtout de la production en quantité et en qualité des spermatozoïdes. Pour mieux comprendre les spécificités de chacun, il faut aussi passer une gamme de tests qui aideront les intervenants à mieux situer la problématique, à mieux comprendre les processus qui empêchent la grossesse.

Voici quelques tests probables qui seront demandés, en partie du moins, pour les hommes. Il peut y en avoir d’autres.

L’examen physique

En débutant une démarche liée à la fonction reproductive, il faut avoir un certain nombre de données qui nous permettront de connaître un peu plus la situation de l’homme qui se place devant le médecin.

Un outil de collecte des données sera utilisé pour détailler votre histoire avec des questions concernant vos habitudes de vie, votre santé en général, vos antécédents en santé, votre hérédité, etc.

Photo : Infertilité : Appareil reproducteur masculinÀ la lumière de ces informations, on peut découvrir certains facteurs de risque qui peuvent augmenter l’infertilité comme : le tabagisme, la prise de drogues, de stéroïdes anabolisants, la mauvaise alimentation, le stress chronique. Le métier pratiqué peut aussi prédisposer à vivre de l’infertilité. On peut aussi questionner sur les possibles chirurgies anciennes ou traumatismes aux testicules dans le passé, un cancer ou encore, des infections diverses comptant les infections transmises sexuellement.

Un examen physique complet, y compris des testicules et du canal déférent, sera ensuite fait par le médecin pour continuer à amasser des indices, des données pouvant contribuer à poser un diagnostic plus précis par la suite.

Le spermogramme

Le spermogramme est un test facilement réalisé, non invasif, à partir d’un échantillon de sperme recueilli à la suite d’une éjaculation produite uniquement par masturbation et idéalement après quelques jours d’abstinence.

Photo : Infertilité : SpermogrammeGrâce au spécimen de sperme, on peut ensuite faire une analyse complète avec un microscope pour évaluer certains éléments. Ce test donne plusieurs informations, entre autres, sur la concentration en spermatozoïdes par millilitre, leur mobilité, leur vitalité et leur forme. La présence d’anticorps anti‑spermatozoïdes peut être aussi regardée comme facteur pouvant influencer la fertilité.

Puisque le sperme peut varier d’une éjaculation à l’autre, il faut s’attendre à répéter le spermogramme à quelques reprises pour vérifier les différences entre les prélèvements. Toutefois, même si ce test est précieux pour bien évaluer la fertilité au masculin, il n’en demeure pas moins qu’il ne dit pas tout. 15 % des causes d’infertilité masculine resteront inexpliquées.

Le dosage hormonal

Un problème hormonal peut être à l’origine d’une difficulté à concevoir.

Les hommes ont aussi un organisme géré avec un amalgame d’hormones qui viennent exercer leur rôle sur diverses fonctions du corps humain. Au niveau de la reproduction, les hormones évaluées au niveau sanguin seront, à prime abord, très similaires à celles des femmes.

La FSH et LH sont nécessaires aux hommes pour donner les commandes aux testicules dans la production des spermatozoïdes. C’est pourquoi leur dosage peut renseigner l’intervenant lors d’une investigation pour échec à la conception. Il y a aussi l’œstrogène, la TSH venant de la glande thyroïde et la prolactine qui sont à documenter dans l’analyse pour leur action respective sur la fonction reproductive des hommes.

La testostérone est l’hormone masculine qui sera mesurée en plus, puisqu’elle influence grandement la production des spermatozoïdes dans les testicules et aussi leur forme.

L’analyse de l’ADN (caryotype)

Photo : Infertilité : Analyse de l'ADNLe spécialiste en fertilité pourrait demander un caryotype d’un spermatozoïde afin d’étudier les chromosomes qui le compose et possiblement expliquer un trouble génétique à l’origine du problème à concevoir ou des fausses couches répétées.

Le spermatozoïde transporte l’ADN, c’est‑à‑dire, la molécule qui supporte le bagage génétique héréditaire provenant de l’homme. Ce spermatozoïde va à la rencontre de l’ovule qui contient l’ADN de la femme. Un heureux mélange se fait lors de la fécondation. S’il arrivait qu’il y ait un défaut de fabrication ou une déformation quelconque, le potentiel à pouvoir féconder peut être compromis ainsi que la survie de l’embryon par la suite s’il y avait effectivement eu fécondation.

Échographie

Une échographie des voies génitales peut être pratiquée pour voir s’il y a ou pas des blocages ou malformations des voies génitales

Tous ces tests contribueront à mieux comprendre la situation de l’homme qui est en investigation pour de l’infertilité. S’il y a un trouble identifié au niveau de la fertilité au masculin, des solutions peuvent être proposées pour contourner ces difficultés par l’utilisation des techniques rattachées à la procréation médicalement assistée.

Marie
La spécialiste des bébés

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