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Vous pouvez vous plonger dans la première partie de l’histoire de François en lisant : La grossesse du premier

Après l’Abitibi, nous voilà installés dans la belle région du Kamouraska. Après 8 ans d’attente, enfin un second enfant! Cette fois la grossesse fut un peu plus difficile pour maman. À 38 ans ce n’est pas toujours commode. Moi, ça allait bien… mais étrangement, je sentais que ti-bébé semblait inconfortable. À 7 mois un premier constat attrista ma douce; son placenta obturait la sortie du bébé, donc seconde césarienne obligatoire. Nous allions comprendre plus tard que c’était la meilleure chose pour le bébé.

Comme la césarienne fut programmée, nous avons préparé nos sacs et nous nous sommes rendus à l’hôpital. Arrivé sur place, le monitoring du bébé est mis en place et quelque chose cloche. Ti-bébé semble de plus en plus inconfortable et son rythme cardiaque alarme l’équipe. Tout va très vite, l’équipe décide de devancer la césarienne et par chance une accompagnante douce et aimante nous accompagne. C’est elle qui sera avec ma blonde lors de l’opération, car moi je sens que quelque chose cloche et j’ai trop peur, trop trop peur. C’est long, je n’ai pas de nouvelles. Beaucoup plus tard, le chirurgien sort et me dit : Tout le monde va bien! Haaaa, je me sens soulagé, je me sens redevenir amoureux, tout brille, tout est beau. Mais… quelques minutes plus tard, l’accompagnante vient me chercher et je comprends que non, ça ne va pas.

Bébé malade

Notre enfant est malade. Ils sont incapable de l’intuber, son cœur ne fonctionne pas bien, il est tout enflé. C’est la panique dans la place. Moi je passe de ma blonde au bébé, à ma blonde, au bébé. Elle ne sait pas encore, moi non plus… On m’annonce qu’il doit être transféré d’urgence à Québec.

Réalité en pleine face

Une fois à Québec alors que ma douce est toujours à 100 km de là, on me demande d’aller rencontrer une équipe de docteurs. Là, ils sont plus de 6 personnes affairées autour de mon enfant qui lui est sous une cage de verre. Personne ne sourit, ou très peu. On m’annonce que mon fils a un problème au cœur, qu’il n’a pas d’œsophage, que ses reins sont dilatés et que sa tête a une forme particulière. Je regarde mon ti-bébé que je ne peux pas toucher, branché de partout et je veux juste pousser tous ces gens, arracher la cage de verre et le coller sur moi pendant des heures. Mais hélas, c’est impossible. Boum, la réalité me saute au visage. Nous avons un bébé qui sera toujours différent. Ça m’arrive à moi, à nous.

8 mois de vie à 4

Un bébé malade, c’est dur pour tout le monde. Ma blonde en premier, je crois. Moi, puis notre fils de 8 ans. Ma blonde qui veut tant, qui se donne tant! Moi qui me sens un peu incompétent. L’aîné qui sent rejeté, oublié. Mais, dans les premières semaines de vie de Tao, je répétais sans cesse : nous en ferons un miraculé, tchekez ben ça aller!

Photo - Photo du fils Tao de François, papa collaborateur journal intime de FrançoisMalgré son opération pour lui construire un œsophage et la seconde pour recomposer sa boîte crânienne, malgré son état global très faible, malgré tant d’autres choses, notre fils aura 1 an en février et se porte très bien. Oui, très bien. Il boit au sein de maman (un peu trop la nuit.. pauvre maman), il mange de plus en plus et de tout, il est toujours souriant et sociable. C’est un être tellement magnifique et son avenir sera lumineux, je crois en lui et nous l’accompagnerons comme il se doit.

Être père

Il existe bien des endroits dans le monde où être père est la chose la plus normale qui soit. Les responsabilités du père sont claires. Ici, c’est différent. Rien n’est clair. Nous ne savons pas sur quel pied danser. Que dois-je faire, quand, comment? Puis-je prendre des initiatives? Oui, non, je ne sais plus.

Rien n’est clair, ou si peu.

Mais pourquoi donc? Dans mes prochains textes je vous proposerai d’aborder cette question.

Lisez la suite de mon récit : Porter son bébé et avoir les deux bras libres : magique!

François
Les opinions émises dans ce billet n’engagent que l’auteur.

Photo - Photo de papa collaborateur journal intime de François

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