Vivre une expérience d’accouchement dans sa tête, son corps et son cœur est une histoire qui restera à tout jamais gravée dans notre vie. Même après plusieurs années, nous raconterons encore et encore, au gré des conversations, comment cette expérience a marqué notre existence en tant que personne, que femme ou homme, que nouvelle mère ou nouveau père.

Cela dit, vivre une césarienne n’est pas le choix numéro un de la majorité des parents pour mettre au monde leur bébé. Plusieurs n’ont même jamais pensé à cette éventualité et tombent vraiment des nues quand on leur annonce qu’une césarienne est envisagée. Il faut être informé de cette éventualité durant la grossesse lors des cours prénataux ou avec le médecin ou la sage-femme. Certains, certaines nourrissent l’idée romanesque que le bébé naîtra sans difficulté, que père et mère auront le sourire, que le tout se passera sans fatigue ni douleur presque… Loin de moi la pensée que la situation doit être difficile pour être réelle mais, en pratique, la vie nous montre que la césarienne a bien sa place pour éviter des complications majeures à la mère et à son bébé. C’est une solution qui, très souvent, a permis de sauver des vies. Les parents qui savent d’avance qu’ils vivront une césarienne lors de la venue au monde de leur bébé acceptent mieux l’idée, comprennent les raisons qui sous-tendent cette décision et amorcent avant même l’intervention leur processus d’acceptation. Plusieurs avantages sont souvent mentionnés par les parents et les intervenants : permet d’éviter des complications graves ou des situations d’extrême urgence; de connaître la date de mise au monde; d’autoriser la présence du papa (ou de la personne significative) au bloc opératoire dans la majorité des cas. Une vidéo sur l’accouchement par césarienne a été faite pour vous montrer concrètement l’environnement d’un bloc opératoire.

Puisque la césarienne est une chirurgie majeure qui comporte ses risques, je crois important que les futurs parents se renseignent sur le sujet. Une chirurgie, c’est un traumatisme que l’on fait subir au corps d’une personne et qui implique des risques d’hémorragie, d’infections ou de thrombophlébite. Tout cela est également vrai dans le cas d’une césarienne. Plusieurs vous diront que la convalescence est souvent plus longue qu’un accouchement par voie vaginale en raison de la plaie et de la douleur à la mobilisation dans les premières semaines postopératoires. De plus, on surveillera que vous repreniez votre aisance rapidement à aller uriner suite au retrait de la sonde urinaire qui a été nécessaire pour la chirurgie. Ne vous surprenez pas de remarquer un genre d’engourdissement au site de l’incision et ce, pour plusieurs mois compte tenu que des terminaisons nerveuses ont aussi été coupé lors de l’ouverture des tissus. On vous donnera les conseils appropriés pour les soins de votre plaie lors de votre départ de la maternité.

Il va sans dire que lors d’une césarienne, on fait une coupure dans l’utérus, ce qui le fragilise lors d’une grossesse subséquente vu qu’un tissu cicatriciel n’est jamais aussi solide qu’un tissu original. Pour le bébé, rien de très grave en regard de la césarienne mais, on note souvent qu’il y a davantage de problèmes respiratoires transitoires lors de la naissance puisqu’il n’est pas passé dans le bassin de sa mère, donc ne s’est pas vidé de ses sécrétions. Un petit coup de pouce de notre part est parfois nécessaire pour l’aider à se dégager et à prendre enfin sa première respiration (on aspire ses sécrétions). En postnatal, un bébé né par césarienne ne demande pas de soins particuliers autres habituellement.

Puisque la césarienne est une chirurgie majeure qui comporte ses risques, je crois important que les futurs parents se renseignent sur le sujet.

Dans un contexte de césarienne planifiée, vous pouvez vous attendre à entrer à la maternité au moment indiqué, à jeun depuis au moins huit heures, et à être préparée pour la chirurgie : soluté, rasage du haut du pubis au besoin, sonde urinaire, épidurale ou rachidienne. La chirurgie durera environ 45 minutes et vous aurez peut-être ensuite des agrafes ou des sutures ou des diachylons de rapprochement sur votre plaie pendant quelques jours. L’hospitalisation, elle, peut s’étendre jusqu’à trois ou quatre jours au besoin. Et n’oubliez pas, rien ne vous empêche d’allaiter votre bébé même si vous avez vécu une césarienne. Au site de la plaie, vous pourrez constater parfois un genre de ” bourrelet ” de ” cordon ” raide et parfois sensible même au toucher. Les rebords de la plaie prendront plusieurs jours à perdre l’enflure de la chirurgie et la coloration de la cicatrice passera de rouge vif à rosé avec le temps. Pour le massage de votre cicatrice afin de détendre les tissus, briser les adhérences et ramener une certaine souplesse, je vous invite à demander à votre intervenant puisque la guérison de la plaie est très personnelle à chaque femme, vaut mieux vérifier avant pour le moment propice à le faire.

L’aspect émotionnel n’est pas à négliger, surtout pour les couples qui n’avaient jamais envisagé un tel scénario. La réaction et le vécu sont bien sûr propres à chaque individu. Quoi qu’il en soit, dans des situations d’urgence, le couple n’a souvent pas beaucoup de temps pour se faire à l’idée, pour exprimer leur déception, leurs peurs, leur tristesse. D’où l’importance de profiter de la période postnatale pour en parler et vous libérer de vos ressentis plus négatifs de l’expérience vécue, qui peuvent aller de la frustration à la colère, puis à la déception. Pour certaines mères, ce sera la coupure avec leur bébé, l’isolement, le sentiment de ne pas avoir été jusqu’au bout, de ne pas avoir été capable ni à la hauteur. Souvent, la consolation, c’est le bébé qui se porte bien et le fait que la chirurgie s’est passée sans heurts. Cela demande un certain temps pour avancer dans le processus d’acceptation puisque vivre une césarienne, c’est un peu vivre un deuil en quelque sorte. Mais l’important, au final, c’est un bébé et une mère en santé. Y réfléchir durant la préparation à la naissance c’est déjà un premier pas pour mieux l’accepter en postnatal.

Retenez qu’il vous faudra un bon soutien psychologique et pour l’aide domestique au retour à la maison afin de favoriser votre récupération. Il va dès lors de soi que dans les premières semaines, le soutien de votre amoureux où d’une personne significative sera primordial, notamment pour prendre la relève avec les exigences du quotidien et aider aussi avec le bébé. Si de plus, vous prenez soin de vous, après trois semaines, vous serez surprise de voir combien votre corps a récupéré et la mobilisation sera beaucoup moins douloureuse!

Vous pourrez reprendre vos activités graduellement avec le temps et l’énergie que vous aurez de disponible mais, il faut bouger, et équilibrer vos dépenses énergétiques avec du repos. Voir les restrictions et/ou les délais pour reprendre des exercices de vos abdominaux avec votre médecin traitant.

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Bonne continuité à tous!

Marie
La spécialiste des bébés

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