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C’est dans l’univers du dedans que tout a commencé. Je n’étais que cellule, puis avec les minutes, les heures, les jours, mon développement s’est parfait à une vitesse phénoménale. J’étais si minuscule que personne, même pas ma mère, ne pouvait encore me percevoir. Pourtant, mon cœur battait déjà. Compte tenu des symptômes désagréables ressentis, ma mère a vite conclu que du nouveau se préparait en elle. Ce fut, je pense, un grand moment pour elle et mon père qui me désiraient depuis si longtemps. Je me suis fait attendre, c’est certain, mais pour l’instant, tout semble se dérouler comme il se doit pour maman et moi.

 

Je dois naître à l’automne; je suis donc à mi-chemin de ma vie utérine. Je parle régulièrement à ma mère en bougeant et je deviens de plus en plus bavard! Maman a d’ailleurs senti un petit soubresaut récemment, elle a ri et pleuré ensuite. Mon père n’a pas la même chance. Il est difficile, pour lui, de concrétiser mon existence. Il m’a vu à l’écran lors de l’échographie et cela a aidé, je crois, à rendre plus réelle mon arrivée prochaine. Il était heureux d’apprendre que je semblais en bonne santé car, il faut le dire, lui aussi s’inquiète beaucoup pour moi. Il prend bien soin de maman qui me prête logis comme à un bijou fragile et précieux. Il sait combien sa contribution est grande dans toute cette aventure. Il pose sa main sur son ventre en flattant doucement et je sens sa chaleur et, surtout, j’entends sa voix qui m’interpelle et me sollicite. Je voudrais bien lui répondre, mais le liquide qui me berce, encore abondant tout autour, amortit mon élan vers lui. S’il te plait, papa, ne t’arrête surtout pas! Continue de venir à moi et, bientôt, tu sauras que je te reconnais aussi.

Parfois, maman chante; il y a là une tendresse, une caresse qui traverse la paroi de son ventre et me comble de joie. Moi, je fais quelques pas de danse et malgré les lieux qui deviennent de plus en plus étroits, je te remercie, maman, à ma façon, de tout mon cœur battant. Tout recroquevillé, je commence à souhaiter de plus en plus quitter ce paradis pour vous retrouver. Je vous sais inquiets, nerveux à la veille de mon arrivée – quel jour? quelle nuit?

Me voilà enfin, la tempête s’est tue. Seul le silence règne. Maman et papa pleurent, je crois. Je suis blotti contre la poitrine de maman et elle me caresse tout doucement. Comme c’est bon de la sentir! Nos regards se sont croisés… comme elle est belle! On se sent tellement paisible et bien d’arriver au monde quand quelqu’un nous attend. Tout ce chemin parcouru n’était en fait qu’une invitation à la vie. Merci la vie!

De votre tout-petit xoxoxoxoxoxo

Marie
La spécialiste des bébés

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