Mise à jour, 2018-03-30

Si vous souhaitez en connaitre plus sur la perte de cheveux, consultez le précédent billet, La perte de cheveux pendant la grossesse et après l’accouchement.

Pourquoi perd‑on des cheveux durant la maternité? Plusieurs causes peuvent être à l’origine de la perte de cheveux qu’on appelle au niveau médical alopécie. Joli terme n’est‑ce pas, hihihi?

Photo - Cheveux : Billet La perte de cheveux pendant la grossesse et après l’accouchementL’avancement en âge et la ménopause chez les femmes sont bien sûr des causes possibles de la perte de cheveux mais voici les causes plus proches de la maternité autant en période pré que postnatale.

  • La génétique :

Malheureusement, nous ne naissons pas tous égaux face à la réalité de notre cuir chevelu. Au niveau génétique, il est écrit dans nos gènes, dès notre conception, quel sera notre capital cheveu qui s’épuisera à travers le temps. La génétique est toujours une cause possible, et ce, à tout âge de la vie d’une personne. Elle peut se manifester davantage lors d’une grossesse ou après un accouchement.

  • Les changements hormonaux :

En général, on peut dire que les racines des cheveux sont très sensibles aux fluctuations hormonales et surtout par rapport aux hormones plus masculines (hormone androgène). Toute femme possède en elle à la fois des hormones féminines et masculines.

Les changements majeurs des hormones durant la grossesse et après l’accouchement ne sont pas étrangers à la perte de cheveux chez les femmes. Ces modifications engendrent assez souvent des pertes de cheveux un peu à la fois et parfois en mèches entières. C’est vrai que cela peut être impressionnant à voir.

Durant la grossesse, il y a une augmentation du métabolisme qui accélère la phase de pousse du cheveux ce qui provoque une perturbation dans la séquence de pousses et de perte habituelle des cheveux. 90% de pousses et 10% de perte habituellement (environ 100 cheveux par jour) durant la grossesse et un peu plus de perte à la fin de la grossesse.

À la longue, le rétablissement hormonal fera en sorte de calmer la perte de cheveux.

De la même façon, vous comprendrez que l’arrêt soudain d’une contraception orale contenant de l’œstrogène pourrait aussi engendrer temporairement une perte de cheveux, toujours liée aux changements hormonaux.

  • La glande thyroïde :

La glande thyroïde a une influence sur plusieurs organes du corps humain. Si cette dernière est débalancée, soit en produisant de façon insuffisante (hypothyroïdie) ou en trop (hyperthyroïdie) les éléments nécessaires à l’équilibre de l’organisme, il est clair que cela influence la perte des cheveux.

Toutefois, la perte de cheveux remarquée sera vite chose du passé quand le traitement approprié sera prescrit par le médecin à la femme enceinte ou en postnatal. La stabilisation de la glande thyroïde aura pour effet de favoriser la repousse des cheveux.

  • Les effets secondaires de médicaments :

Certaines femmes enceintes ou nouvellement accouchées reçoivent un traitement médicamenteux pour une problématique en santé qui peut être très variée :

  • Problèmes chroniques comme : le diabète ou une maladie intestinale
  • Un problème du système immunitaire;
  • Une dépression;
  • Problèmes de peau comme l’eczéma ou le psoriasis.

Parmi les effets secondaires des médicaments, certains favorisent la perte de cheveux. On peut facilement remarquer ce lien à la suite d’une chirurgie majeure et d’une anesthésie générale.

Si vous perdez beaucoup de cheveux pendant votre grossesse ou après l’accouchement et que vous prenez des médicaments, demandez à votre médecin ou pharmacien si les médicaments peuvent être en cause. Cela ne veut pas dire que l’on cesserait la médication mais on pourrait voir les alternatives pour favoriser les repousses.

  • Le manque de sommeil :

Il est aussi possible que le manque de sommeil soit à l’origine d’une perte de cheveux importante. Le manque de sommeil peut avoir un impact sur tout le corps. Le manque d’énergie disponible peut faire en sorte de favoriser certaines parties du corps plus que d’autres. À vous de voir si cela peut vous toucher comme cause possible.

  • Le stress :

Photo - Femme enceinte : Billet La perte de cheveux pendant la grossesse et après l’accouchementLe stress est aussi une cause possible. Les agents stressant durant la grossesse et après la venue du bébé sont très nombreux. Souvent l’inconnu qui entoure cette période fait en sorte que le stress augmente beaucoup. Apprendre à gérer tout cela au quotidien n’est pas toujours évident et le corps physique peut, en ce sens, réagir à sa façon et être en lien avec la perte de cheveux.

L’accouchement est un stresseur très important pour le corps d’une femme. Les jours et semaines qui suivent la naissance obligent le corps à se remettre de toute l’aventure de la maternité. Les stress physiques qu’amènent la grossesse et l’accouchement provoquent des modifications physiologiques temporaires qui changent les cycles de vie des cheveux et favorisent la phase de repos et de chute du cheveu plutôt que la phase de croissance.

Ajoutez au stress vécu la fatigue, le manque d’appétit, les changements hormonaux et voilà un amalgame parfait pour expliquer la perte de cheveux plus importante à la période périnatale. Les cycles du cheveux vont se régulariser avec le temps mais sachez que ce phénomène de perte au-delà de la pousse peut aller jusqu’à 15 mois postnatal.

  • La carence en fer, zinc et silicium :

Pour bien croître, on sait que le cheveu a besoin d’être bien nourri. L’alimentation équilibrée de la femme durant la grossesse et en postnatal peut faire toute la différence sur la santé capillaire et la perte de cheveux. Plusieurs nouvelles mamans continuent leurs suppléments vitaminiques après l’accouchement et ce n’est pas fou si vous remarquez une perte de cheveux importante.

L’anémie, qui est le manque de fer, n’est pas un phénomène rare chez les femmes enceintes ou nouvellement accouchées. Il faut régler la situation à ce niveau afin que la perte de cheveux se normalise.

Pour avoir le zinc suffisant, on peut vous suggérer les graines de citrouille, les huîtres, les œufs biologiques, les noix du Brésil et les pacanes.

Le silicium est bien connu pour régénérer l’organisme. Pour en consommer suffisamment, on vous propose son apport via les concombres, les mangues, les légumes verts (asperges, céleri) et les fraises.

N’oubliez pas les légumineuses et les fèves pour l’apport de potassium et de magnésium qui peuvent également influencer l’équilibre nutritionnel et par le fait même la repousse des cheveux.

  • Un régime éclair :

Les personnes qui se privent de nourriture de façon importante et drastique peuvent remarquer une chute soudaine de leurs cheveux qui résulte du manque de calories ingérées par rapport aux besoins de l’organisme. L’anorexie, les régimes draconiens ou non équilibrés sont des raisons évoquées d’une perte de cheveux à la période postnatale chez les nouvelles mères qui veulent retrouver rapidement leur silhouette d’avant grossesse.

Les nouvelles accouchées ont besoin d’avoir une alimentation équilibrée et suffisante pour favoriser le rétablissement de leur condition mise à rude épreuve avec la grossesse et l’accouchement. Retrouver son énergie et ses capacités passe d’abord par une bonne hygiène de vie qui inclut une bonne alimentation afin d’éviter toute carence.

  • Un choc physique ou affectif/émotif :

La perte soudaine, abondante et passagère des cheveux appelée effluvium télogène est souvent remarquée durant la maternité. C’est une situation plus aiguë et en réaction à un choc physique, un changement important ou une réaction plus émotive.

Lorsque le corps reçoit des demandes physiques ou émotionnelles importantes, on remarque que cela vient modifier le renouvellement des cycles de vie des cheveux, en faveur de la perte plutôt que de la croissance. Lors d’une forte fièvre, une perte de poids importante, une opération, un accident, un accouchement, mais aussi lors d’un choc affectif violent lié à un décès, à un divorce par exemple.

La grossesse et le fait de devenir mère exerce chez plusieurs femmes des demandes augmentées autant au niveau physique qu’émotionnel. Cette expérience peut provoquer une perte de cheveux plus abondante dans les semaines ou mois qui suivent la mise au monde du bébé mais le processus est réversible puisque d’autres follicules sont en croissance en même temps.

Vous pouvez percevoir la perte de cheveux assez rapidement après l’accouchement mais aussi dans les 2 à 4 mois qui suivent l’événement. Dans ce cas, on dit que la perte de cheveux devrait être sur tout le cuir chevelu et durer environ 3 à 4 mois au total dans la plupart des cas mais peut aller jusqu’à plus de 1 an postnatal chez certaines.

Pour obtenir des conseils pour limiter la perte de cheveux, voir le prochain billet à ce sujet, Des conseils de prévention pour minimiser la perte des cheveux.

Ce billet est également disponible en: English

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