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Assurez-vous d’avoir lu la partie précédente de ce récit, Ça y est, bébé est né!

Mon bébé,

Ces deux premières semaines avec toi ont été un enchantement.

Ma petite boule de bonheur, j’ai envie d’être tout le temps contre toi! Tu me remplis d’amour. Quelle énergie!

Cette semaine j’ai été emplie d’émotions si intenses, que j’ai régulièrement fondu en larmes. De bonheur tellement puissant, mais aussi de fragilité à ne pouvoir te protéger de tous les maux hypothétiques, et parce que ce moment est éphémère aussi (j’ai une grande ado et je mesure la distance). Je me suis aussi sentie si compatissante pour tous les parents dont l’enfant souffre d’une manière ou d’une autre, car j’avais un tel besoin de te protéger. Mais l’émotion que je ressens le plus fort, c’est cette joie immense de te rencontrer, d’être près de toi.

Cette semaine, tu es passé par plusieurs animaux : petit lionceau sur une branche, poussin masqué de Claude Ponti, petit serpent qui descend jusqu’au sein, ours (ou porte qui grince) par tes grognements un chaton une chèvre, coco l’asticot, etc.

Photo - 2 premières semaines avec bébé - journal intime de CharlotteTu as aussi hérité de surnoms, la plupart de ton papa et moi : Mister peanut, Monsieur patate, chaton, titi, pti bichon, chouchou…

J’adore observer tes mimiques rigolotes quand tu t’étires. Les mêmes que ta soeur!

Les 2 premiers jours tu as têté quasiment non stop. Il parait que tu recevais une goutte pour 5 mouvements environ. Mais que ton estomac n’avait pas besoin de grand chose à ce stade. Peut-être parce que tu es déjà à 4 kg, j’ai senti que tu avais faim quand même. Nous avons décidé de te donner un bib de complément de 60 ml les deux 1ères nuits. Cela nous a offert 3 h de repos. Mais je dois dire que pendant cette 1 ère semaine où je n’ai quasiment pas fermé l’oeil du tout, je ne me suis pas sentie fatiguée. Juste doucement heureuse.

Ensuite la montée de lait est arrivée à point entre le 2e et le 3e jour. Toute la semaine a été très douce. Tu tétais énormément (aïe les seins) et tu souriais, tu étais relax. Pas de coliques. Juste du bonheur dans notre nid à 3.

Il y a eu aussi la rencontre avec tes frère et soeur, que nous avons accompagnée chaque jour. Cela n’a pas été simple pour notre gars mais ils ont aussi fondu. Et nous avons vu comme ils se sentaient investis d’une responsabilité. De transmission et/ou de protection. Ca fait grandir d’un coup…

Celle avec ta grand-mère maternelle et tes grands-parents paternels, aussi. Belles rencontres. J’y ai même retrouvé un bout de ma maman, qui ne va pas bien, car elle a partagé son émerveillement.

Le retour à la maison a suivi. Quelle émotion que de te ramener chez nous, chez toi. De mélanger ces deux réalités, notre vie d’avant et celle que nous avons commencé à construire avec toi, à la maternité.

Malheureusement pour ma fatigue, nous avons dû immédiatement gérer l’accueil de nos deux grands. Pas facile d’autant que les vacances arrivaient, signifiant la séparation d’avec la bande de potes… coeurs brisés.

Nous voulions bien leur montrer que tout n’avait pas changé. En 3 jours : car après ils avaient 1 semaine de vacances chacun de leur côté. Mais c’était dur et un peu violent pour moi qui sortais d’une grosse « opération » et qui étais fragile, et aussi parce qu’il fallait s’extraire d’un coup du cocon doux pour revenir à la réalité. Sans compter les horaires décalés des ados.

Nous avons quand même réussi je crois à faire passer les messages. Mon mari est sorti plusieurs fois avec eux deux et j’ai beaucoup bavardé avec ma fille. Nous avons aussi préparé toutes les deux son sac de camping.

En une semaine mon bébé tu as déjà appris à respirer, sentir la caresse de l’air sur ta peau, téter, digérer, faire caca et pipi, communiquer, pleurer, être habillé, prendre le bain, regarder, voir la lumière, tu as rencontré tes parents et ta famille, tu es rentré chez toi et tu as été intégré dans un quotidien avec tes frère et soeur. Je suis si impressionnée.

En une semaine j’ai accouché, été recousue, reçu de l’aide pour mon placenta, je suis tombée dans les pommes, j’ai mangé, découvert mon bébé, donné le sein 1 million de fois, je n’ai pas dormi, j’ai accueilli des visiteurs, repris la douche avec la cicatrice, reçu un cadeau de mon mari, me suis lavée avec (des produits de beauté), j’ai eu envie de lui (mais pas possible), je suis rentrée dans ma maison pleine de contraintes et corvées (mais bien propre c’était agréable), j’ai essayé de me promener (mauvaise idée), je me suis occupée des grands.

Pendant ta deuxième semaine de vie, nous avons découvert le quotidien tous les trois. Tu t’habitues doucement aux changements de couche, aux tétées, à dormir (un peu) plus la nuit que le jour, au froid, aux bains, à la lumière du soleil, aux câlins, etc.

Tu nous souris de plus en plus, et tu ouvres de mieux en mieux les yeux. J’écoute tes petits bruits rigolo de respiration, tu communiques, parfois en grognant! Tu essayes quelques A et quelques Mmm et quelques Eu encore fragiles.

Je retrouve l’inquiétude naturelle des parents pour mille petites choses, dans une première année de vie de leur bébé. Je suis impressionnée par la force de tes pieds, de tes mains, de ton cou. Je fonds dans tes regards super profonds. J’admire tes gestes de doigts, de chef d’orchestre. Je suis maman d’une petite merveille, et je baigne toute entière dans le rayon de soleil du bonheur.

Pour lire la suite du récit de Charlotte, consultez Ces semaines 3 et 4 ont été celles de plein de belles découvertes.

Charlotte
Les opinions émises dans ce billet n’engagent que l’auteure.

Photo - Avatar de Charlotte, maman collaboratrice au journal d'une maman

Ce billet est également disponible en: English

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