Pour en connaître plus sur l’immunité du bébé, voir le précédent billet, L’immunité chez le bébé.

fiole_vaccin_seringueDans n’importe laquelle des documentations plausibles sur le sujet de la vaccination, tout porte à croire qu’il y a toujours beaucoup plus de risques à avoir la maladie que les réactions indésirables que le vaccin peut engendrer en retour.

L’encéphalite est une réaction, une complication au niveau du cerveau face à une bactérie ou à un virus. Elle peut causer des lésions irréversibles importantes au niveau du système nerveux central à la suite de la vaccination contre la rougeole, mais ce risque est de 1 cas sur 1 million seulement.

Dans de rares cas, le vaccin de la méningite peut amener des dommages au cerveau et la varicelle peut causer, très occasionnellement, une infection cutanée, une otite, une pneumonie et même des décès.

La vaccination c’est toujours un rapport entre les bénéfices d’être immunisé versus les risques associés d’avoir la maladie pour un individu.

Il y a également les risques de réactions plus locales remarquées très souvent chez les vaccinés mais qui restent très banales la plupart du temps, soit :

  • La réaction inflammatoire : douleur/sensibilité au site, rougeur, chaleur;
  • Enflure au site de l’injection provoquée par les cellules qui se gorgent d’eau en réponse au système immunitaire afin de créer une barrière de protection. Ce qui fait souvent apparaître une bosse à la cuisse du bébé pendant quelques jours après la vaccination;
  • La fièvre légère dans les 72 heures qui suivent, la diminution d’appétit, état plus somnolent, plus irritable, chialeux font partie aussi des symptômes possibles suite à la vaccination. Bébé a besoin de plus d’amour, d’être collé et réconforté;
  • Rare sont les réactions allergiques graves à un vaccin. On surveille néanmoins ces réactions en vous faisant attendre 15 minutes avant de quitter après la vaccination.

Que faire pour aider votre bébé après la vaccination?

En principe, on soigne les symptômes du bébé. Très souvent les parents ne remarquent aucune réaction indésirable. Alors pourquoi donner une médication en prévention avant la vaccination, si le bébé ne présente rien après l’injection?

L’Institut national de la santé publique du Québec ne préconise pas d’emblée de donner un antidouleur avant la vaccination, mais plutôt d’attendre de voir comment se comporte le bébé dans les jours qui suivent la vaccination et de le traiter au besoin.

Si votre bébé présente des signes d’inconfort ou de la fièvre, on suggère de mettre une compresse froide sur la cuisse du bébé pour diminuer le processus inflammatoire du site de l’injection et de donner du Tylenol (Atasol bébé ou acétaminophène pour bébé) ou du Advil pour bébé.

Il faut suivre la posologie sur l’emballage du fabricant selon le poids du bébé si récent, sinon selon son âge.

Sachez que l’effet anti‑inflammatoire de l’Advil pour bébé n’a pas le temps de se faire sentir puisque cela prend au moins 3 jours et plus de doses fréquentes pour voir la réponse à ce niveau. Toutefois, l’Advil pour bébé agira, comme le Tylenol, sur la fièvre et la douleur.

Aussi, plusieurs parents craignent de faire donner les rappels à leur bébé en souvenir des réactions obtenues à la dose antérieure. Dans ces circonstances, vous pourriez donner une dose de Tylenol ou d’Advil pour bébé 45 minutes avant le vaccin pour diminuer potentiellement les réactions. Néanmoins, même si votre bébé n’a pas réagi ou a réagi lors d’un vaccin, cela ne veut absolument pas dire qu’il réagira de la même manière aux doses subséquentes.

Les ressources en vaccination

Pour faciliter l’accès de la population à la vaccination, plusieurs ressources sont disponibles. En tout temps, il y a des cliniques prévues à cet effet, habituellement de façon hebdomadaire, dans le réseau public de la santé dans toutes les régions du Québec, et ce, tout à fait gratuitement.

La vaccination peut aussi être offerte par l’équipe médicale avec qui vous êtes associé pour vos suivis de santé. Dans certains groupes de médecins de famille ou cliniques, médecins et infirmières peuvent offrir ce genre de services.

Il y a aussi les cliniques voyage qui peuvent vérifier les carnets de vaccination et faire des mises à jour. Elles offrent aussi des vaccins très spécifiques qui ne sont pas disponibles ailleurs dans le réseau en raison de leur rareté.

Des cliniques de vaccination privées peuvent aussi répondre aux besoins de la population. Ces cliniques sont souvent plus présentes dans les plus grandes villes de la province.

Voilà les parents, un billet éducatif sur la vaccination qui aura, je l’espère, répondu à plusieurs de vos questionnements, sensibilisé à l’importance de notre immunité et ajouté à votre connaissance pour faire un choix éclairé concernant la vaccination.

Pour bonifier vos acquis, je vous invite à visionner la vidéo Facebook en direct sur la vaccination que j’ai tournée avec Christiane Dubreuil, infirmière spécialiste en vaccination.

Je vous dis à bientôt pour un autre billet.

Au plaisir,

Marie
La spécialiste des bébés

Ce billet est également disponible en: English

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