Pour en connaître davantage sur la mycose, consultez la partie précédente : Les champignons et l’allaitement (la mycose)

Il est important d’abord de commencer en disant qu’il existe plusieurs traitements pour la mycose. Dans un premier temps, on peut proposer plusieurs interventions non pharmacologiques. Mais pour avoir une réponse plus rapide et enrayer au plus tôt l’infection, on combine souvent les mesures plus naturelles avec un traitement antifongique.

Traitements naturels

  • Il faut agir sur la cause potentielle de la mycose chez la mère. Pour une blessure au sein, il faut revoir la prise du sein et quoi faire pour guérir ses mamelons. Aussi, c’est très important de revoir toutes les mesures d’hygiène des mains, ne serait‑ce que de savoir comment se laver les mains plusieurs fois par jour. Chaque jour, on doit également désinfecter à l’eau bouillante les tétines et les suces pendant au moins 10 minutes.
  • Comme il peut y avoir des changements au microbiote intestinal, on peut suggérer des probiotiques à la mère pour l’aider à refaire sa flore intestinale de protection.
  • L’extrait de pépins de pamplemousse est un produit naturel très efficace. C’est un antiseptique liquide très puissant, qui agit autant sur les bactéries, les virus, les champignon et les levures. Ce produit est vendu dans quelques pharmacies et magasins de produits naturels. Il faut bien lire la posologie pour l’utiliser convenablement.
  • Finalement, la mère doit avoir une alimentation très équilibrée et réduite en sucre.

Traitement antifongique

Pour potentialiser l’action désirée et enrayer au plus tôt l’infection de la mycose, on peut utiliser des produits antifongiques. À éviter, le violet de gentiane jadis recommandé relié aux risques de cancer.

Plusieurs autres produits peuvent être utilisés pour le traitement de la mycose, soit en crème ou en suspension. On peut penser à la nystatine, au Canesten®, au MONISTAT® pour au moins 7 jours consécutifs. On peut facilement aller jusqu’à 14 jours et même à la crème de Jack Newman. Cette dernière combine trois crèmes, soit anti‑inflammatoire, antibactérienne et antifongique. C’est un choix intéressant, mais elle doit être prescrite. Avant de choisir, discutez de toutes les possibilités avec votre intervenant.

Si toutes ces interventions pharmacologiques ou non n’ont pas permis de réduire la mycose chez la mère et le bébé, le médecin pourra traiter la mère avec la médication orale appropriée (fluconazole). Celle‑ci pourra bien entendu poursuivre les mesures non pharmacologiques entreprises pour elle et son bébé.

Ne pas confondre la vaginite (infection à champignon) à la vaginose qui est une infection bactérienne qui se caractérise par des écoulements vaginaux souvent grisâtres, plus acides et à l’odeur d’œuf pourri (symptôme souvent identifié par la femme enceinte). Il faut traiter cette infection, car elle peut être à l’origine d’un travail prématuré, d’une rupture de la poche des eaux avant terme ou d’infections en postnatal. C’est pourquoi, il est recommandé par Santé Canada et la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada de faire un dépistage de la vaginose entre la 16 et 20e semaine de grossesse si la femme a déjà eu un bébé prématuré dans le passé.

Après la lecture de ce billet, j’espère vous avoir éclairé sur ce qu’est une infection à champignon, sur ses causes et sur les traitements. Vous serez ainsi en mesure de l’identifier plus rapidement pour vivre au mieux votre allaitement .

À bientôt,

Marie
La spécialiste des bébés

Ce billet est également disponible en: English

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Fill out this field
Fill out this field
Veuillez saisir une adresse courriel valide.

Ce site utilise Akismet pour réduire le pourriel. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Menu