Avez-vous lu la partie précédente: Les besoins d’un enfant en bas âge à considérer lors d’une séparation

Les parents qui se séparent sont souvent préoccupés par comment va s’organiser la présence parentale auprès de leur enfant. Le terme temps parental est maintenant utilisé pour remplacer l’ancienne appellation de la garde des enfants après une séparation physique du milieu familial.

Certaines mères craignent le traumatisme potentiel de leur absence auprès de leur(s) enfant(s) et nombreux sont les pères qui ont peur de perdre le contact avec leur enfant en bas âge. C’est tout à fait normal de ressentir ses émotions. Chacun à leur façon vit des sentiments divers qui sont parfois difficiles à gérer individuellement et à concilier lors de discussions pour déterminer le temps parental à accorder respectivement auprès de leur enfant.

La réforme de la loi récente (mars 2021) sur les séparations et divorces énumère certains critères pour mieux évaluer la situation de chaque famille avant de déterminer le temps parental à accorder à chaque parent. Parmi eux, l’âge de l’enfant, ses liens affectifs, l’historique des soins qui lui sont accordés et aussi la présence de violence dans le milieu.

La nouvelle loi ne considère plus le temps parental 50/50 aux deux parents automatiquement. Il faut maintenant faire une analyse de la situation personnelle de chaque enfant impliqué dans l’éclatement de la famille.

Selon les études les plus documentées sur le sujet, il semble évident que ce n’est qu’après l’âge de 2 ou 3 ans que l’on peut envisager une séparation physique la nuit avec la personne avec qui il a développé le lien d’attachement le plus sécurisant, et ce, si la situation le permet.

Il n’y a pas de recette miracle pour personne malheureusement, ni de modèle parfait qui convienne à toutes les familles. Lorsque les deux parents sont aptes et compétents à exercer leur rôle actif auprès de leurs enfants, il y a des scénarios envisageables pour éviter de déstabiliser le plus possible le jeune bébé. C’est pourquoi, dans le contexte où un nourrisson est impliqué, avec ses besoins particuliers et ses limitations développementales, les juges peuvent opter, aux bénéfices de l’enfant, pour une solution temporaire progressive pour l’habituer tranquillement à la séparation, afin d’arriver éventuellement à une garde partagée. Cette vision favorise la garde exclusive au parent avec qui le nourrisson a développé le plus son lien d’attachement en accordant à l’autre parent des droits d’accès pouvant être très larges, voire même à tous les jours selon les réalités de chacun. Ces contacts répétés font en sorte que le parent qui habite ailleurs soit au fait des routines de sommeil, d’alimentation de son enfant au fur et à mesure du temps afin de favoriser les transitions au moment où viendra le temps de prendre l’enfant pour de plus longues périodes. Certains parents font le choix de s’échanger la maison familiale à tour de rôle et laisser le jeune enfant tout le temps dans son environnement familier et sécurisant.

Ce qui est clair dans le développement harmonieux d’un jeune bébé, c’est que l’enfant garde des contacts fréquents avec ses deux parents, puisque la notion de temps, de mémoire et d’image mentale du parent absent est limitée. Ces rencontres répétées favorisent la connaissance de l’un et de l’autre, permettent de créer une intimité entre eux et aident l’enfant à se sentir à l’aise et conforté dans une relation équilibrée avec ses deux parents.

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