Lisez la première partie de ce billet ici : La procréation médicalement assistée (PMA) – Les techniques

Photo : Infertilité : Fécondation in-vitroLa fécondation in vitro est souvent la technique de dernier recours puisqu’elle demande davantage et est plus coûteuse. La fécondation in vitro sera proposée quand les autres méthodes d’aide à la procréation n’ont donné aucun résultat ou s’avèrent impossibles.

Certaines conditions masculines ou féminines empêchent carrément la fécondation autrement que par FIV. Je pense ici à des femmes qui n’ovulent pas du tout spontanément ou dont les trompes de Fallope sont complètement bloquées et non fonctionnelles ou encore qui souffrent d’endométriose modérée ou sévère qui rend souvent impossible la fécondation ou l’implantation.

Du côté masculin, il y a aussi les troubles sévères dans la production de spermatozoïdes, soit absente ou en quantité trop faible ou bien des canaux déférents obstrués qui empêchent tout simplement le transport des spermatozoïdes à bon port. Chaque couple a son histoire, chaque couple aura son parcours, son cheminement dans les tentatives à procréer.

La fécondation in vitro veut dire : reproduire en laboratoire ce qui se passe habituellement lors d’une fécondation naturelle entre un ovule et un spermatozoïde.

Dans la fécondation in vitro, on prélèvera un ovule et des spermatozoïdes. Ensuite, dans un milieu extérieur au corps de la femme, on favorisera leur rencontre, la fécondation.

L’œuf fécondé sera déposé directement dans l’utérus de la femme en prévision de son implantation. On a longtemps entendu le terme bébé éprouvette mais c’est bien plus que cela. C’est une avancée extraordinaire au niveau de la science médicale des traitements de l’infertilité.

Cette découverte a d’ailleurs permis à M. Robert Edwards, de remporter le prix Nobel de la médecine en 2010.

Plusieurs ont des attentes très importantes quand vient le temps de procéder à une fécondation in vitro pour voir réaliser leurs vœux de grossesse. Mais, il faut savoir qu’il n’y a pas de solutions miracles avec un taux de réussite à 100 % dans le domaine de l’infertilité.

Seulement 30 % des fécondations in vitro se concluront par une grossesse, et ce, à chaque tentative, à chaque cycle. Malheureusement, le gouvernement ne paie plus pour ce genre d’intervention (FIV), n’est plus couvert par la RAMQ et le prix d’un cycle, peut varier selon plusieurs facteurs mais ça peut aller entre 8 et 12 000$.

Il y a trois types de FIV, soit celui qu’on dit classique, soit avec une stimulation ovarienne légère ou bien en prenant l’ovule libéré naturellement sans aucune autre intervention.

La FIV classique

Elle comprend l’utilisation de fortes doses de médicaments qui favoriseront la maturation de 8 à 12 follicules qui libéreront autant ovules. C’est un stimulateur d’ovulation. La ponction d’un certain nombre d’ovules permettra d’avoir des réserves pour procéder à l’insémination actuelle mais aussi à celles à venir en cas d’échec de la tentative. Cela veut dire que si la première FIV ne fonctionne pas, l’étape du prélèvement de l’ovule est déjà faite pour les essais futurs.

La FIV avec stimulation légère ou allégée

Elle est de plus en plus utilisée et concerne l’emploi d’une médication de base, durant une courte durée, moins drastique que dans la FIV classique. Ainsi, on espère aussi favoriser le déploiement de quelques ovules permettant leur prélèvement par la suite.

La FIV dans un cycle naturel

C’est-à-dire sans stimulation. Ce type de FIV permettra le prélèvement d’un seul ovule qui est libéré tout à fait naturellement.

Maintenant, quelles sont les étapes de la fécondation in vitro (FIV)?

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