Texte original anglais anonyme
Traduction de Carol-Ann Pellerin

Je suis juste une infirmière. Une infirmière en salle de travail et d’accouchement. Ça semble amusant, non? Bien…

Je suis juste l’infirmière qui était là durant la naissance de ton enfant.

Je suis juste l’infirmière qui a tenu ta main, t’a regardé dans les yeux et qui t’a fait sentir comme la femme la plus forte du monde.

Je suis juste l’infirmière qui a reconnu que tu souffrais de pré-éclampsie sévère et qui a eu une prescription de sulfate de magnésium de ton médecin pour éviter que tu convulses.

Je suis juste l’infirmière qui a prudemment surveillé ta respiration avec son stéthoscope parce que je connais les complications.

Je suis juste l’infirmière qui a attentivement monitoré les battements de cœur de ton bébé et qui a reconnu qu’il était en détresse.

Je suis aussi juste l’infirmière qui t’a eu sur la table d’opération pendant que ton médecin était dans le stationnement pensant faire naître un bébé en santé.

Je suis l’infirmière qui a pris des photos de ton bébé car tu étais complètement seule… Même pendant que je devais vraiment prendre des notes et faire une centaine d’autres choses.

Je suis juste l’infirmière dont la famille a dû passer une autre journée sans moi parce que je suis resté 3 h plus tard pour assister à ton accouchement difficile.

Je suis juste l’infirmière qui a maintenu ta dignité et qui t’a fait sentir confortable lorsque tu étais tellement vulnérable.

Je suis juste l’infirmière qui a convaincu ton gynécologue de te laisser plus de temps avant de procéder à une césarienne.

Je suis aussi juste l’infirmière qui a attendu le plus longtemps possible afin d’appeler ton gynécologue pour la naissance, afin de t’éviter une épisiotomie.

Je suis juste l’infirmière qui a tenu ta main et pleuré avec toi lorsque tu t’es présentée à l’urgence… et que le cœur de ton bébé ne battait plus.

Je suis juste l’infirmière qui n’a rien eu à manger ni à boire depuis la tasse de café que j’ai bu ce matin lorsque je me suis réveillée… à 5 h am.

Je suis juste l’infirmière qui va te laisser laisser des marques d’ongles sur ses bras pendant que tu auras ton épidurale en te répétant : Tu fais du bon travail. C’est presque fini. Tu vas y arriver!

Je suis juste l’infirmière qui assure à une mère adolescente qu’elle peut être une incroyable mère et poursuivre ses études.

Je suis aussi juste l’infirmière qui se tenait près de toi pendant que tu remettais ton bébé à sa mère adoptive. Je t’ai serré fort. Je t’ai regardé trembler. Mon cœur avait mal pour toi.

Je suis juste l’infirmière qui sait que d’éviter une première césarienne aide à prévenir une césarienne future et tous les risques associés pour une future grossesse et qui fera tout en mon pouvoir pour encourager ton bébé à se positionner comme il faut dans ton bassin.

Je suis juste l’infirmière qui a tenu ta main et qui t’a dit : « Elle est tellement belle, je suis vraiment désolée pour votre perte. » Mon cœur s’est brisé pour toi. Je voulais serrer mon enfant et ne jamais le laisser seul la nuit… mais il dormait déjà car je suis restée tard pour être auprès de toi.

Je suis aussi juste l’infirmière qui a pleuré tout le trajet vers la maison et dont le conjoint n’a même pas demandé comment était ma journée.

Il le sait.

Aujourd’hui.

Tous les jours.

J’ai senti votre joie.

J’ai senti votre douleur.

J’ai essuyé vos larmes.

J’ai calmé vos peurs

J’ai gardé vos secrets.

Je vous ai montré comment vous êtes fortes.

J’ai sauvé votre vie.

J’ai sauvé la vie de vos enfants.

Mon corps en souffre.

Mon cœur aussi.

Et j’aime chaque minute.

Je suis juste une infirmière en salle de travail et d’accouchement.

2 Commentaires. Leave new

  • Wow de l’Égypte, je suis impressionnée. Même si je sais que le web n’a plus de frontières, cela me fait chaud au coeur de voir et constater que des personnes comme toi me regarde de si loin et apprécie mon travail. Merci grandement pour cette belle fleur pour moi par ton message et au plaisir de se croiser. Marie

  • Sylvie Caron
    07/01/2017 1:50 pm

    Allo, Marie, je t’écrit d’Égypte. Oui meme ici on peux te voir sur internet. J’espère que tu va bien et j’admire ton projet. Bisous, je revient pour l’été au Québec peux être on se verra. A bientôt, Sylvie

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