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Avez-vous lu la première partie au sujet de La paternité?

Apprendre que sa blonde est enceinte, pour certains c’est un choc! Même si c’était prévu, choisi et désiré. Pourquoi? Parce que cela demeure irréel et un peu angoissant, il faut se le dire. C’est un peu comme les femmes, les hommes eux aussi peuvent vivre de l’ambivalence. Être à la fois content d’accueillir un enfant dans leur vie et inquiet en anticipant toutes les responsabilités qui viennent avec.

Le rôle du père durant la grossesse

Le fait de ne pas porter le bébé fait une grosse différence. La femme ressent au niveau physique les changements qui s’opèrent en elle, ce qui l’aide à réaliser, peu à peu, que quelque chose se transforme et changera sa vie. Pour l’homme qui l’accompagne, ça reste souvent très abstrait et même frustrant de ne pas vivre le tout au même diapason.

Pour un homme, la préparation à la paternité se passe définitivement, en premier lieu, dans sa tête. Le futur père se voit souvent comme un soutien affectif, un accompagnateur attentif, un observateur de la vie, qui grandit bien au chaud dans le ventre de maman. Il doit imaginer son bébé en construction, le deviner, et le fait de le voir à l’échographie le rend un peu plus concret.

Il peut réaliser aussi un peu mieux qu’un bébé va venir bientôt quand il ressent ses mouvements en caressant le ventre bien rond de leur amoureuse. C’est un peu une façon pour lui d’entrer en contact avec son futur enfant, d’être en interaction, de créer un lien. On peut comprendre facilement, logiquement pourquoi le processus d’attachement se développera de façon individuelle et inhérente à chaque homme et femme à un rythme très variable.

Le sentiment d’être devenu un père

Certains hommes disent s’être senti devenir père dès le désir de la grossesse. D’autres, lors du test de grossesse positif ou bien lors de l’échographie quand ils ont vu le bébé plus concrètement. Pour certains, ce sera lors de la naissance à proprement dit et pour d’autres, malheureusement, cela viendra plus tard dans leur vie, ou même jamais. Chacun à son cheminement. Attendre un bébé, c’est une idée qui grandit au fur et à mesure des évènements, de l’évolution de la grossesse et de la vie.

Leurs besoins

Les futurs et nouveaux pères ont eu aussi des ressentis et des besoins. Ils sont souvent réticents à parler d’eux, à s’exprimer sur ce qu’ils vivent pour ne pas montrer leur vulnérabilité, leurs angoisses ou bien pour éviter d’inquiéter leur conjointe davantage et augmenter à leur charge mentale. Ils se sentent souvent impuissants et sans ressources face aux symptômes de la future mère, puisque leur processus de résolution de problèmes habituel ne fonctionne pas face aux phénomènes physiologiques de la grossesse qui restent hors de leur contrôle.

Les différents écrits en psychologie à la période périnatale montrent bien que les pères vivent une augmentation de stress et même de l’anxiété lors de la transition au parentage. C’est une période chargée émotivement qui bouleverse quand tout va bien, alors imaginez quand il y a des complications pour la mère ou le bébé en devenir, des problèmes de couple, des difficultés financières, etc… Cela accentue encore plus l’intensité de toutes ces manifestations.

Pour lire la prochaine partie sur Les besoins des pères.

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