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La maternité, la paternité et le parentage peuvent être perçu différemment d’une nation à l’autre.

Japon

Marie Fortier maternité mondeAu Japon par exemple, l’arrivée d’un bébé est un moment très attendu dans les familles. Dès le désir d’enfanter, les médecins mettent beaucoup d’emphase sur l’âge des futurs parents et sur leur état civil. Ils s’assureront ensuite rapidement que l’utérus, les ovaires et la santé de la femme sont sans affection et s’empresseront de donner des moyens concrets pour aider à concevoir dans les meilleurs délais.

En même temps que les familles et conjoints sont heureux d’accueillir bientôt un nouveau membre parmi eux, les femmes enceintes japonaises vivent leur grossesse assez isolées et très peu soutenues par leur propre famille, paires et employeur. Même le futur père suit de loin tout le processus du parentage puisqu’il se concentre à augmenter les heures de travail pour assurer la sécurité financière de la famille. C’est pourquoi les femmes se retrouvent à assumer toutes les tâches liées à la grossesse, à l’accouchement et à l’éducation des enfants par la suite.

La période post-natale

Suite à l’accouchement, la nouvelle mère retourne chez ses parents avec le bébé pour un mois. Elle reste au lit la plupart du temps pour créer le lien avec le bébé et retrouver ses forces, et la famille fait le reste. La mère japonaise peut aussi compter sur un suivi infirmier qui se fait en postnatal au domicile, car plusieurs mamans se sentent dépassées par la charge de travail et démunies avec 2 ou 3 enfants en moyenne.

Le suivi médical se fait régulièrement durant toute la grossesse avec des échographies répétées, prise de sang et du poids, mesure du fond utérin et de la tension artérielle, etc. Très similaire à la pratique ici, en Amérique. L’accès aux ressources comme les hôpitaux, garderies, retour au travail n’est pas toujours facile, mais les futures et nouvelles mères sont orientées vers des groupes de partage animés par des sage-femmes, nutritionnistes et bénévoles pour échanger entre elles.

Les rites

Marie Fortier Maternité mondeIl y a plusieurs rites entourant la grossesse au Japon. On  dit souvent que la femme enceinte est placée sous le signe du « chien », car les chiennes donnent naissance à leurs petits facilement. Elle recevra très souvent un cadeau porte-bonheur sous forme de figurine du chien en papier mâché pour la protéger et une enveloppe contenant des tissus décorés qu’elle ne peut ouvrir avant la naissance pour éviter de perdre la bénédiction qui est dedans.

 

Aussi, vers le 5e mois de grossesse, elle assistera à la prière de l’accouchement au temple où elle achètera une ceinture de grossesse bénie pour soutenir et réchauffer son ventre.

Les accouchements au Japon se passent, en grande majorité, dans les hôpitaux avec des sage-femmes et le médecin traitant demeure non loin en observation pour intervenir au moment souhaité. Les pères ne sont pas admis pour l’accouchement ainsi que dans la nuit qui suit la naissance. L’accouchement doit se dérouler dans le silence le plus complet, sans épidurale, car d’y accéder serait une honte à la culture.

Une tradition dit que les Japonais sont « bénis » et il devrait naître une fille en premier puis, un garçon et s’il y a un troisième enfant, un autre garçon. C’est la chronologie attendue.

 

Madagascar

Au Madagascar, l’arrivée d’un bébé est vue comme un événement heureux pour tous, en autant qu’il soit conçu dans le mariage, sinon tout se vit davantage dans le silence et la discrétion. Le taux de fécondité à Madagascar est de 4.18, donc, beaucoup plus d’enfants par couple que les Nord américains, soit en bas de 2.

Le rôle d’un père est orienté davantage à subvenir aux besoins primaires de sa famille. Il peut s’impliquer dans la grossesse, mais ne participe pas à l’accouchement par pudeur pour sa femme lors de ce moment intime. La femme est perçue comme le chef de la maison et le père, le chef de la famille. Ce qui fait que la nouvelle mère a l’entière responsabilité des enfants et de la maison au quotidien.

Suite à l’accouchement, les familles malgaches apportent souvent de petites crevettes pour faire une soupe avec du riz rouge malgache pour favoriser la montée de lait pour l’allaitement. De plus, la grand-mère maternelle du bébé viendra aider sa fille à la maison quelques semaines suite au retour à la maison en postnatal. En général, les Malgaches peuvent compter sur beaucoup d’entraide de la part de leurs frères et sœurs, cousins, cousines, oncles et tantes lors de l’arrivée d’un bébé.

Une fête familiale spéciale sera organisée si le bébé est un garçon vers l’âge de 2 à 3 ans pour souligner la pratique de la circoncision dans leur coutume. Le prépuce enlevé sera ensuite cuisiné et mangé par le grand-père paternel.

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