Avez-vous lu la partie précédente qui définit la matresence?

On sait que l’arrivée d’un bébé pour une couple est une période intense et chargée de haut niveau de stress et d’anxiété. L’adaptation au nouveau statut de parents peut parfois être brutale pour certaines personnes qui ne s’étaient jamais imaginées devoir faire face à autant d’inconnus, d’incertitudes, de responsabilités et d’exigences.

Matrescence_Marie FortierAu niveau des connaissances en neurobiologie, il est prouvé scientifiquement que le cerveau d’une femme enceinte se modifie durant la grossesse et change encore, suite à la naissance. Il y a là une connexion plus approfondie qui s’installe peu à peu avec les émotions qui nous sert à devenir plus réceptive et avoir une attention particulièrement aiguisée vers le poupon afin d’être en mesure d’identifier et de répondre à ses besoins de faim, de mal, de réconfort, de sommeil, etc. Plus encore, les études nous précisent que le cerveau change aussi chez les pères, les parents adoptifs, les deuxièmes mamans. C’est dire que la préparation psychologique qui s’enclenche à l’accueil d’un bébé fait ressortir une intensité émotionnelle chez les personnes investies et impliquées intimement auprès de l’enfant chez les parents en général et non seulement, chez la femme qui porte et met au monde le bébé.

C’est pourquoi, dans la même logique que le concept portant le nom de matrescence, on peut désigner la période de développement de l’identité paternel, comme étant la patrescence. Toutefois, compte tenu de la composante physique unique que les femmes vivent durant la grossesse et l’accouchement, il est clair que celles-ci vivent souvent plus intensément cette adaptation, autant à travers leur corps que leur esprit.

Comment traverser cette période tumultueuse?

Au niveau collectif, l’arrivée d’un bébé est perçue comme un événement heureux et attendu de la vie, ce qui fait que parfois, les gens qui entourent les nouveaux parents comprennent mal certaines réactions perçues plutôt Matrescence_Marie Fortiernégativement. Le concept de la matrescence et la patrescence reste méconnu encore à l’heure actuelle et demande à être diffusé puisque quand on le comprend, qu’on sait que ce n’est pas grave, mais normal et que l’on n’est pas seul à le vivre. Il est évident que l’on se sent davantage réconforté. C’est pourquoi, la clé pour aider à traverser cette zone de turbulence reste la parole et la communication selon la psychiatre Dre Sacks.

Cette période pas toujours évidente à un nom maintenant, on peut expliquer le phénomène et informer son entourage. Il ne faut pas avoir honte de verbaliser vos ressentis, de raconter votre histoire, car vite les femmes se sentiront moins seules et obtiendront par le fait même, un meilleur soutien de la part de leur réseau.

Il ne faut jamais oublier que derrière les ajustements inhérents au nouveau rôle de parent, aussi grands soient-ils à faire, on y retrouve une bienveillance sans borne.

La maternité, la paternité et la parentalité peuvent parfois se vivre par période colorée d’une couleur grise; ni rose, ni noir, mais entre les deux.

Encore une fois chers parents, je vous souhaite le meilleur et j’espère que ces quelques lignes auront pu vous apporter un regard nouveau sur le devenir parent.

À très bientôt,
Marie

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